jeudi 31 mai 2012

Et Wally aussi !


Nous aurons l’occasion d’en reparler, notre ami Wally Allan, chanteur et guitariste écossais est aussi de retour. 

Il se produira dans quatre endroits différents dans la deuxième quinzaine du mois de juin. 

Il était aux Canaries, puis en Chine, il n’y a pas si longtemps ! La chanson traditionnelle écossaise, irlandaise et américaine a toujours beaucoup de succès. 

Rappelons que si Wally chante en anglais (ou écossais), il présente ses chansons en Français. 

Il sera présent en Pays Viganais pendant tout son séjour parmi nous, mais chantera dans 4 localités de notre département uniquement.

Le chat est de retour


Un chat qui attrape des souris  ou qui ronronne, c’est normal ! Mais un chat qui s’intéresse à la culture et qui campe tous les matins devant le Centre Culturel et de Loisirs du Vigan, afin que l’on lui ouvre la porte, c’est, vous l’admettrez original voire exceptionnel. 

Et bien, c’est la vérité. Depuis quelques temps, le « Chat du Bourilhou »  qui avait fait « la une » de notre quotidien et de retour, avec les beaux jours !

Il était samedi au cours de Nerthe de Gymnastique Volontaire et bien à sa place, entre deux membres de l’atelier. 

D’où la photo, qui valait la peine d’être prise ! Exceptionnel, n’est-ce pas ?

jeudi 24 mai 2012

Mines et mineurs dans l'antiquité


Environ trente personnes ont assisté samedi dernier à la dernière conférence des 23èmes Journées de l’Antiquité au Vigan. 

Comme l’a rappelé le président du Centre Culturel, si les deux premières conférences ont été consacrées à la période gallo-romaine, les trois dernières l’ont été à la préhistoire, ceci en fonction des dispositions des conférenciers.

Michel Wiénin a présenté une magistrale conférence sur les mines et mineurs dans l’Antiquité en Cévennes, en Languedoc et dans les régions voisines.

Les premières mines apparaissent au Néolithique, dès 4500 avant notre ère. Leur exploitation concerne essentiellement le silex, un matériau alors précieux, qui se rencontre en surface mais souvent brisé par  les agents météoriques, altéré par oxydation et en quantité limité. Très vite les préhistoriques se rendirent compte qu’il provenait du sous-sol, où il était plus tendre. Sur les versants, les fosses sont devenues des galeries, en plaine, des puits de plusieurs mètres pour atteindre les meilleurs niveaux, donnant accès à des galeries ramifiées.

Dans notre région,  le conférencier cita la région de Salinelles, près de Sommières ou de Collorgue. Il fit aussi référence aux sites européens, beaucoup plus importants, en Belgique et en Pologne.

A l’aide de photos, le président de la Société Cévenole de Spéléologie et de Préhistoire, présenta  les principaux sites d’exploitations minières de notre région en rapport avec les différentes périodes de la préhistoire, de la protohistoire et de la période romaine.

Au Chalcolithique, ou Âge du Cuivre, il cita les exploitations minières de la région de Cabrières dans l’Hérault qui ont fourni une grande quantité de minerai. Les mines se présentent sous la forme d’avens artificiels de 10 à 20 mètres de diamètre… des centaines de percuteurs en silex ont été récoltées.

Des mines de plomb argentifère et de cuivre ont été exploitées  dans le secteur d’Alzon.

A l’Âge du bronze, une période réputée pour sa pauvreté en métal, on trouve en Languedoc du cuivre ou un alliage de cuivre enrichi en antimoine qui lui donne sa dureté comparable à celle apportée au bronze par l’étain, importé en Cornouaille. A ce propos, le conférencier à montré qu’il existait en préhistoire des échanges commerciaux, la route dite de l’étain, en est un exemple frappant !

Michel Wiénin parla des granules de fer qui abondent dans certains sols ou remplissages de grottes et qui s’accumulent parfois en surface. La présence de scories en divers endroits est un signe d’exploitation du minerai.

Le site des Martyrs, en Montagne Noire audoise, est connu par ses crassiers antiques. Des fours gallo-romains y ont été fouillés à plusieurs reprises.

En dehors du fer, l’époque romaine est une grande période minière. De nombreuses galeries (souvent aménagées en pierres sèches) ont été retrouvées pour le cuivre. Citons la région de Cabrières, mais aussi d’Arrigas et Alzon en pays Viganais. Les filons et amas stratiformes sont beaucoup plus nombreux en Cévennes. C’est surtout la quantité d’argent qu’ils recelaient, que recherchaient nos anciens. Il cita la région de Cubières en Lozère et les sites autour de l’Aigoual ou la région de Saint –Bresson.

Quant aux exploitations d’or, bien connues en Limousin, elles sont aussi présentes chez nous. Le toponyme Aurières, non loin d’Alzon, sur l’extrémité du Causse de Blandas, en est un exemple. Selon Michel Wiénin «  à Aurières, la tranchée creusée dans les alluvions pliocènes, n’est pas datée, mais de longues saignées qui recoupent obliquement les versants de micaschistes cévenols dans des zones géologiquement favorables, sont très certainement antiques ». Il montra aussi un système de lavage de l’or par niveaux et l’usure de certains paysages, où l’on développa cette pratique.

Un dernier mot pour la houille. On sait qu’elle était connue à l’époque romaine et  que des galeries d’exploitations anciennes ont été rencontrées à Sumène, lors de la remise en exploitation d’un petit gisement charbonnier au XVIIIe  siècle.

Une nouvelle fois, Michel Wiénin, ex-chercheur  chargé de l’inventaire du patrimoine industriel à la DRAC, étonna son auditoire par son érudition et sa connaissance dans de nombreux domaines et particulièrement dans celui du patrimoine minier.

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Photo : Michel Wiénin (à droite) en compagnie du spéléologue Michel Meilhac (centre) et du géologue Hervé Garin (membre du C.A.du Bourilhou)

vendredi 18 mai 2012

Le livre a toujours autant de succés


Peu de monde mais beaucoup de soleil au 9e Printemps du Livre, des Médias et des Arts, jeudi dernier de l’Ascension au Vigan. S’il n’y avait pas la quantité, il y avait la qualité des lecteurs.

En effet , à l’issue de la journée, les auteurs étaient, dans l’ensemble, très satisfaits de leur journée, ils avaient vendu beaucoup plus de livres que l’année dernière et les trois restaurateurs, « Le Jardin », « L’Univers » et « Le Pas Sage », partenaires du Bourilhou, avec 16 autres commerçants, avaient bien travaillé. N’est-ce pas là l’objectif des organisateurs du Centre Culturel et de Loisirs du Vigan ?

D’autre part cette année, un nombre plus important d’artistes, d’ateliers avaient pris place dans les Halles.

Les visiteurs admirèrent les magnifiques bateaux de la Grèce antique au XXe siècle, réalisés par Jean-Louis Sciacca. 

Nos jeunes visiteurs furent attirés par l’animation aquafeutre de l’Alésien Jean-Louis Dellys ou par l’atelier poterie du Bourilhou, en confectionnant des plats, vases et objets divers sous la conduite de Julie Baudot. 

On put admirer les tableaux réalisés par l’atelier Peinture du Centre Culturel, peintures de Chantal Boyer, Susan Fogarty  ou de Jacqueline Pastor, qui exposera à la Maison de Pays  à la fin du mois de juin…

Les  trois ateliers du Bourilhou présents et  quelques autres participeront le jeudi 14 juin à la journée « Portes ouvertes » des ateliers créatifs du Bourilhou. Seront invitées les écoles du Pays Viganais et les personnes intéressées par ces activités. Ce sera la dernière manifestation de l’année du Bourilhou.

À 12heures, le Centre Culturel et de Loisirs  offrit l’apéritif et son président  prononça quelques mots pour remercier tous ceux qui avaient participé à cette manifestation  littéraire et artistique, après avoir excusé quelques personnes. 


On nota la présence du maire et conseiller-général Eric Doulcier et de ses principaux adjoints.

A 15h30, comme prévu,  l’invité d’honneur, l’historien  des « Premiers Camisards » Henry Mouysset fit une remarquable conférence sur les prémices de la révolte des Camisards et le rôle des femmes  durant cette guerre. Il fut principalement question, de celles qui cachèrent les prédicants, des prophétesses ou de celles qui accompagnèrent les Camisards dans leurs combats, comme  La Grande Marie de la troupe de  Jean Cavalier, qui fut pendue à Nîmes ou la Vivaraise, qui participa à la bataille de Nages. D’autres
ravitaillèrent les Camisards, notamment en poudre et s’occupèrent du linge des combattants.  Environ  vingt  personnes assistèrent à cette intervention, dans la salle du premier étage de la Maison de pays.
Henry Mouysset reviendra cet hiver au Bourilhou, à la demande du président du Bourilhou. Ainsi, les personnes absentes, pourront venir l’écouter et se procurer son principal livre «  Les Premiers Camisards » qui vient d’être ré-édité.

L’année prochaine cette manifestation  littéraire pourrait avoir lieu un samedi, le jour de l’Ascension avec un « pont » n’étant peut-être pas la meilleure date. Il faudra trouver un autre lieu et pourquoi  pas revenir au Château d’Assas ?