lundi 18 février 2013

Sortie au Castellas de Bousquet

Le Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais du Bourilhou a participé dimanche dernier à l’assemblée  générale de la Fédération Archéologique et Historique du Gard, en grand nombre, puisque huit membres étaient présents à Bouquet, près de Seynes.

Rappelons que 4 membres du Club du Vigan font partie du bureau de la Fédération, le président Pierre Valette , un des vice-présidents (Jean-Pierre Renaud), le Trésorier (Maurice Massal) et son adjointe Yannick Courant. Ils ont tous les quatre été réélus, comme tout le bureau sortant.

Rappelons que la Fédération (la FAHG) comprend actuellement 36 associations et environ 1800 membres.

La prochaine réunion mensuelle du Club aura lieu le vendredi 5 avril à 20 h 30 au Bourilhou, le Centre Culturel étant fermé pendant les vacances de février.

jeudi 14 février 2013

Rôle pédagogique du Bourilhou

Depuis le début de l’année, l’atelier « photo » du Bourilhou  et son animateur bénévole Daniel Layer reçoivent une dizaine de personnes, adhérentes de l’atelier Sténopé, de l’Association Vigan Inter Aide. Ces personnes ont profité, au cours de 4 séances, des conseils éclairés de Daniel, ancien photographe professionnel.

L’association Vigan Inter Aide est présente sur le territoire depuis 20 ans. Elle intervient dans des champs d’activités variés tel que l’accompagnement professionnel, le placement, l’accompagnement social, l’animation, la formation, l’évaluation. Elle accompagne depuis 1992 les bénéficiaires du RMI/RSA… Selon son directeur Jean-François Deltour, elle a également mis en place une Association Intermédiaire afin de proposer une réadaptation progressive sur le plan professionnel…

La dernière séance de ces stagiaires a eu lieu mardi dernier 12 février, avec la finalisation des photos prises avec le sténopé (notre photo).

Certains photographes amateurs passionnés vont adhérer à l’atelier du Bourilhou, qui se réunit tous les jeudis de 18 h 00 à 20 h 00 et qui vient d’acquérir un agrandisseur. Cinq personnes en sont membres actuellement. Seule la carte annuelle du Centre Culturel et de Loisirs est demandée pour participer à cet atelier.

Ainsi, en plus de l’initiation à la photographie et à son développement, l’atelier du Bourilhou et son responsable qualifié jouent un rôle pédagogique important sur le plan local, auprès de ces personnes, en cours de réadaptation à la vie professionnelle.
                                                                   
Photo P. Valette : Stagiaires et le responsable bénévole de l'atelier Daniel Layer (au centre)

8ème assemblée générale de la FAHG

L’ assemblée générale de la Fédération Archéologique et Historique du Gard aura lieu le samedi 16 février à partir de 9 h 30 au Temple de Bouquet, non loin de Seynes. Accueil dès 9 heures.

À l’ordre du jour : Rapport moral, rapport financier et rapport des activités présentés par le président, le trésorier et par les responsables des différentes associations de la Fédération, qui compte aujourd’hui environ 2000 membres. Sera aussi présenté le rapport des commissions, puis renouvellement des membres du conseil d’administration et élection du bureau.

Après le repas pris à La Farigoulette de Seynes, les participants monteront au Castellas (sur le Mont Bouquet), en cours de rénovation par l’association du même nom dirigée par Anne Creusot.

La journée est organisée par l’Association pour le Castellas de Bouquet avec la participation de la Municipalité locale.

Onze membres du Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais participeront à cette journée. Départ à 7 h 30 du Bourilhou pour les personnes inscrites.

À bien vouloir annoncer. Merci. Meilleures amitiés.

mercredi 13 février 2013

La capoeira s'invite au Bourilhou...

Depuis jeudi dernier la Capoeira est enseignée au Bourilhou officiellement.

Elle profite de la rentrée d’Afrique de « Kongo » Junior Nsiona pour démarrer véritablement  au sein d’un atelier. Dix personnes ont participé à la première séance.

La Capoeira est un art martial afro-brésilien, qui puise ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l’esclavage au Brésil.
Elle se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et souvent acrobatique.

Junior est arrivé du Congo en France en 1972. Il découvrit la Capoeira avec un Brésilien nommé Iram. Celle-ci lui rappela les jeux martiaux de son enfance. Il s’entraîna alors au sein du groupe Abadacapoeira et devint un élève gradé et fut deux fois vice-champion  d’Europe de la spécialité !

Ses recherches sur l’histoire et l’origine de la Capoeira le conduisent directement vers la Capoeira Angola. Il fait partie de l’association Akongo, qui s’attache à rapprocher la Capoeira Angola de ses racines africaines.

Cette association présente au Bourilhou des cours qui ont lieu le jeudi de 20 h 30 à 22 h 30 en salle 1 au rez-de-chaussée et le samedi matin de 10 h 30 à 12 h 30 en salle 11 au 2e étage, ce jour-là pour adultes et jeunes.

Renseignements au 06 19 49 24 76.
         
Photo P.Valette : Junior et ses joueurs de berimbau

mardi 12 février 2013

Sur les traces des Camisardes...

Devant une quarantaine de personnes, l’historien Henry Mouysset a présenté samedi dernier au Centre Culturel du Vigan une magistrale conférence sur le rôle des femmes pendant la Guerre des Camisards, un aspect méconnu de cette période agitée de l’histoire des Cévennes.

S’appuyant sur ses recherches personnelles et sur les ouvrages de Pierre Rolland, Philippe Joutard, Patrick Cabanel et Jean-Paul Chabrol, il nous fit revivre la vie mouvementée de ces « premières institutrices religieuses », combattantes ou prophétesses.

L’auteur des «  Premiers Camisards » a particulièrement insisté sur la place prépondérante des femmes dans la vie religieuse familiale cévenole, avant et pendant la révolte et notamment des mères des principaux chefs camisards comme Jean Cavalier. Selon le conférencier, les témoignages de ce dernier, de Jacques Bonbounoux ou Elie Marion, évoquent le comportement parfois héroïque de leur mère face à la persécution. Après la Révocation de l’Edit de Nantes elles ont été les dernières à abjurer.

Les femmes ont  aussi joué un rôle déterminant dans l’accueil et l’accompagnement des prédicants, qui ont pris le relais des pasteurs après 1685. Il rappela le rôle que joua Suzanne Guchard dans la libération du prédicant Jean Roman, à Saint-Jean-du-Gard.

Les femmes furent toujours majoritaires par rapport aux hommes dans les assemblées. D’autre part, ce sont elles qui assurèrent le ravitaillement, qui s’occupèrent du linge des Camisards, de trouver pour eux de l’argent, qui les hébergèrent, les cachèrent, sans se soucier qu’elles pourraient  un jour se retrouver à la prison royale de la Tour de Constance…C’est bien ce que firent les filles Besson de ce marchand de Sauve…Une d’elle joignit la troupe et fut, paraît-il, la maîtresse de Ravanel « camisard inspiré », lieutenant de Cavalier !

L’historien insista  sur le rôle important des prophétesses : Marie Planque, « La Blondine » originaire de Valleraugue, qui fut bergère à Taleyrac , non loin du Vigan et « qui se mit à prêcher par révélations ». Elle  fut l’épouse de Castanet, le « Camisard de l’Aigoual »… Marie Mathieu, connue comme «  La Grande Marie » originaire de Lussan, qui, accusée de fanatique, rejoignit la troupe de Cavalier et  enfin Lucrèce Gueidon, « La Vivaraise », originaire  de l’Ardèche, une prophétesse qui combattait et «  achevait les blessés avec son sabre pendant les combats » !

Pour terminer Henry Mouysset  évoqua deux personnages de l’époque « le triste sire » du nom de Piemarcé, qui, bien que catholique,  tombé amoureux d’une prophétesse, combattit avec les Camisards puis « dénonça ses anciens compagnons de combat, dont 17 furent condamnés aux galères »  selon Pierre Rolland,  dans son « Dictionnaire des Camisards ».

Il évoqua aussi la prophétesse Catherine CABOT, qui devint la maîtresse de Louis des Hours, « sieur de Mandajors et maire catholique perpétuel d’Alais, subdélégué de Basville et persécuteur des protestants de la région d’Alès »…

L’historien reviendra au Vigan l’année prochaine nous parler de la Peste en Gévaudan, le titre de l’ouvrage qui devrait sortir ce mois-ci ou au début du mois prochain, aux Nouvelles Presses du Languedoc, préfacé par Fred Vargas.

 Photo P. Valette : Henry Mouysset  pendant son intervention au Bourilhou

vendredi 8 février 2013

"Un parmi les autres" primé...

Le film sur les RASED « Un parmi les autres », que nous vous avions présenté, il y a quelques mois, à sa sortie, vient de recevoir le prix « Coup de cœur Citoyen » au Festival d’Evreux.

Rappelons que le réalisateur n’est autre que Pierre de Nicola le gendre de nos amis viganais Pierre et Pat Valette.

Pierre de Nicola, on s’en souvient, avait présenté un film documentaire sur Cuba au Bourilhou, il y a 4 ans, au cours d’une soirée réservée aux courts métrages.

Ce film va être diffusé dans quinze villes de France.

Nous adressons nos sincères félicitations au jeune réalisateur, actuellement en Polynésie avec sa famille.

Le chiffre de 700 atteint et même dépassé !

On s’y attendait avec le nombre important de nouveaux ateliers et le Centre Culturel qui ne désemplit pas.

Au cours de la semaine, il y a depuis jeudi soir 720 membres au Bourilhou dont 138 jeunes !

C’est un record  jamais égalé depuis la création du Centre Culturel et de Loisirs.

C’est la meilleure des récompenses pour les quinze bénévoles qui s’investissent à fond pour développer et apporter une culture de choix aux habitants de tout le Pays Viganais (et de sa périphérie) et non pas seulement du Vigan !

mercredi 6 février 2013

Un patrimoine qui sera sauvegardé


Comme nous l’avons annoncé, Matthieu Ancey, chargé de mission au patrimoine du Pays Viganais, a été invité par le responsable du Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais, vendredi dernier, lors de la réunion mensuelle de l’atelier.

Le chargé de mission s’est présenté, puis a exposé le travail qu’il avait effectué avant de venir au Vigan, il y a un an.

Titulaire d’un master d’Anthropologie à l’Université Paul Valéry de Montpellier, il a travaillé sur de nombreux thèmes de recherche, avant de consacrer son étude sur la valorisation et la médiation du patrimoine.

Il a effectué un travail d’inventaire des outils de la vigne et sur la mémoire des viticulteurs de la Cave Coopérative de Frontignan, un état des lieux et réalisé un projet de structuration et de présentation de la cave, qui, faute de financement, n’a pas encore pu voir le jour. Il a aussi travaillé sur le site d’Ambrussum, sur la voie Domitienne et son patrimoine vernaculaire… un thème collectif avec l’université…

Il a ensuite effectué une étude sur le riche patrimoine vernaculaire des Pyrénées Catalanes ( croix, fours à chaux, patrimoine de pays varié, orri (cabanes à pierre sèche), cortals et bergeries), effectuant une base de données sur 12 communes…

C’est donc un grand spécialiste, qui , depuis son arrivée en 2012, nous fait profiter de son savoir-faire, pour sauvegarder le patrimoine de notre région des Cévennes Méridionales.


Il nous a ensuite parlé de son travail varié qu’il effectue, à la demande de l’Office de Tourisme et de la Communauté de Communes du Pays Viganais, ses employeurs : visites théâtralisées ( comme le faisait son prédécesseur Romain Daudé), visites classiques du Vigan, participation aux journées de Patrimoine, travail sur la commune d’Alzon et pour la manifestation des Métiers d’Art d’Aumessas ; projet de travail dans le cadre du plan de patrimoine-emploi : abords du Vieux Pont du Vigan, moulin de Lasfons, four à pain d’Esparon, etc.

Il souhaite aussi créer des itinéraires en liaison avec le patrimoine religieux. N’avait-il pas déjà travaillé sur le thème de la vie monastique, en liaison avec un espace informatique, ou l’utilisation d’un réseau internet, pour enregistrer des données, à partir de ses recherches sur le passé ?


Enfin, il a commencé a travaillé sur la mémoire orale du Pays Viganais , en rencontrant des anciens habitants, une étude importante de passeur de mémoire un patrimoine fragile du fait de la vieillesse des intervenants, qu’il est nécessaire de sauvegarder avant qu’il ne soit trop tard et surtout à transmettre aux futures générations.

Une dizaine de personnes a participé à cette rencontre. Certains membres de l’atelier prendront part à la journée du 16 février et à l’assemblée générale de la FAHG, à Bouquet. L’après-midi, après le repas, ils monteront au Castellas, en cours de restauration par L’Association du Castellas de Bouquet, organisatrice de la journée et présidée par Anne Creusot, secondée par Alain Bouras , président d’honneur, bien connu dans la région d’Alès.

Prochaine réunion le 5 avril (le 1er mars, le Centre étant fermé). Stéphane Marquis viendra nous parler des Nuraghes de Sardaigne et du colloque 2012 de la Pierre Sèche, une fédération dont le club du Vigan est aussi membre et qui possède son secrétaire et son trésorier.


Photos P. Valette (prises au cours le de la réunion)

- Matthieu Ancey, pendant son intervention 
- Une partie des membres de l’atelier du Bourilhou 

lundi 4 février 2013

Stage de contact-improvisation

Un stage de danse-improvisation aura lieu samedi  prochain 9 février de 14 h à 17 h en salle 11, au 2ème étage du Bourilhou.

Il est proposé par l’association ACT+, dont la responsable Sylvie Barès dirige l’atelier de danse.

Le contact-impro pourrait se définir comme un art du mouvement, à la croisée de la danse et des arts martiaux, axé sur l’écoute de soi, la relation  à l’autre, l’environnement et l’instant présent…connexion à la terre, transvasement du poids, envols…

Un dialogue du mouvement où le départ est un point de contact entre deux ou plusieurs personnes. Cette méthode transmet force et douceur, disponibilité du lâcher-prise, libérer les tensions pollueuses, communiquer, donner, recevoir, construire une réelle philosophie sur le partage et la coopération.

Stage ouvert à partir de16 ans.

Renseignements et pré-inscription conseillée au 06 13 15 39 38.

samedi 2 février 2013

Le rôle des femmes durnt la guerre des Camisards

Samedi 9 février, l’historien cévenol Henry Mouysset, viendra nous parler, à 15 heures, au Centre Culturel et de Loisirs « Le Bourilhou » du Vigan, du « Rôle des femmes durant la guerre des Camisards ».

Il est l’auteur d’un ouvrage sur les « Premiers Camisards », que l’on pourra se procurer sur place et d’un petit guide de 45 pages, intitulé « Au Pays des Camisards » publié en 2011,  par le Parc National des Cévennes.

Au XVIIe siècle, on sait que les femmes tiennent une place prépondérante dans la vie religieuse familiale cévenole. Surtout comme le dit l’historien Greg Monahan, « en tant que premières institutrices religieuses », après la Révocation de l’Edit de Nantes, elles ont souvent été les dernières à abjurer…

On connaît moins le rôle très important que jouèrent de nombreuses femmes durant la guerre des Camisards.

 
Tout d’abord, elles assuraient la plupart du temps le ravitaillement de la troupe, s’occupait du linge, se mobilisaient pour trouver de l’argent, hébergeaient les Camisards… Choses en définitive assez classiques dans ce genre de guerre de résistance.

Mais ce que les gens méconnaissent, c’est la grande influence qu’eurent les prophétesses auprès des Camisards et de leurs chefs… mais aussi du maire catholique d’Alès !


Le conférencier essaiera de relater tout cela à travers l’évocation des figures féminines les plus célèbres retenues par l’Histoire…


Entrée : 5 euros et 3 euros pour les adhérents du Bourilhou sur présentation de leurs cartes. 

 Des places gratuites pourront être gagnées pour les prochaines conférences.

Photo P. Valette : Henry MOUYSSET (au centre de l’image) sur le Chemin des Premiers Camisards ( près de Barre des Cévennes)