mardi 24 mars 2015

Fêtes et saisons de la religion romaine

La religion romaine, fêtes et saisons », tel est le sujet de la quatrième et avant-dernière conférence des 26e journées de l’Antiquité, qui sera présentée, samedi 28 mars, à 17h00 au Centre Culturel et de Loisirs «  Le Bourilhou » du Vigan par Danielle Porte, docteur ès-Lettres et professeur honoraire de Latin à la Sorbonne.

Bien que la religion romaine fut l’affaire exclusive des prêtres, l’exécution impeccable des rites étant la condition première de l’agrément des dieux et donc de la survie de l’Etat, le peuple romain était convié à assurer la célébration d’une foule de fêtes , réparties dans un calendrier immuable depuis ses origines, et de gestes rituels souvent pittoresques, dont l’origine se perd dans la nuit  des temps et dont les Romains se sont ingéniés à chercher l’explication. Fêtes de la guerre et de l’agriculture, de la sexualité féminine comme de la maturation du vin, purifications, fécondités, rites de passage funérailles et Jour de l’An, des préoccupations qui sont de tous les temps et de toutes les civilisations, mais qui, dans l’ancienne Rome revêtaient une particulière originalité.

Entrée libre  et gratuite à cette conférence organisée par le Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais, atelier du Bourilhou et membre de la FAHG, avec la participation financière du Conseil Général du Gard et de la Communauté de Communes du Pays Viganais.

dimanche 22 mars 2015

L’armée romaine, une armée modèle ?

L’armée romaine, une armée modèle ?  Pas tout à fait !  Et même tant s’en faut !  Si au IIe siècle de notre ère, Rome, avec ses légions, étend son Empire et domine le monde, des problèmes internes existent au sein de « la machine de guerre et de conquête » : mutineries, désertions, passages à l’ennemi sont choses courantes et affaiblissent son efficacité et sa solidité. Les commandants en chef ont dû avoir recours à des sanctions envers leurs soldats, comme la peine de mort ou la main tranchée, pour servir d’exemple ou attribuer des récompenses afin de mieux les conserver sous leur coupe et d’une manière permanente.

C’est ce qui ressort de la remarquable conférence présentée par Catherine Wolff, docteur en Histoire et professeur d’Histoire Romaine à l’Université d’Avignon et des pays du Vaucluse, samedi dernier au Bourilhou.

Avec beaucoup d’érudition, la conférencière, s’appuyant sur de nombreux textes antiques, grecs et romains, nous a fait découvrir, pendant une heure, un aspect méconnu de l’armée romaine, après nous avoir présenté sa structure, ses unités, ses auxiliaires combattant avec leurs propres armes et issues des régions conquises de l’empire, son encadrement… Catherine Wolff insista tout particulièrement sur les désertions, les passages à l’ennemi, les mutineries, choses plus courantes à l’époque républicaine qu’à la période impériale et sur les châtiments ou punitions qui s’en suivirent. La valeur de l’exemple était jugée fondamentale Il fut principalement question des déserteurs ou des transfuges…

A l‘issue de la conférence, illustrée de nombreuses photos, les participants, moins nombreux que d’habitude, purent acheter et faire dédicacer l’ouvrage de la conférencière, sur le même sujet.

L’avant-dernière conférence de ces journées de l’Antiquité aura lieu samedi prochain 28 mars, à 17h00 au Bourilhou. Danielle Porte, bien connue au Vigan, et ancienne enseignante à la Sorbonne, viendra de Grenoble nous présenter une conférence sur « La religion romaine : fêtes et saisons ». Entrée libre et gratuite.

lundi 16 mars 2015

Mutineries, désertions, passages à l'ennemi dans l'armée romaine

Au IIe siècle de notre ère, Rome est à son apogée. Son empire est immense. Il s’étend de l’Océan Atlantique à la Mer Noire, du nord de l’Ecosse aux confins de l’Orient. L’armée romaine, avec ses légions et ses troupes auxiliaires, multiplie les conquêtes.

Sa réputation est sans égale, mais elle est loin d’être une armée modèle et parfaite. Désertions, mutineries, passages à l’ennemi sont choses courantes…

Catherine Wolff, docteur en Histoire, professeur d’Histoire Romaine à l’Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse, viendra nous en parler samedi 21 mars au Centre Culturel et de Loisirs « Le Bourilhou » à 17h00, dans le cadre des 26e journées de l’Antiquité.

Elle nous présentera aussi son ouvrage sur le sujet, rédigé à partir d’une importante documentation de textes littéraires, de nombreuses inscriptions ou de fouilles archéologiques, vendu sur place au prix de huit euros.

Entrée libre et gratuite à cette troisième conférence des Journées de l’Antiquité 2015, organisée au Vigan par le Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais, atelier du Bourilhou et membre de la FAHG, avec le soutien financier du Conseil Général du Gard et de la Communauté de Communes du Pays Viganais.

Photos P. Valette : Journées romaines de Nîmes

dimanche 15 mars 2015

Regard sur nos lointains ancêtres de l'âge du cuivre

Enfant du pays et Cigalois d’origine, l’archéologue Jacques Coularou nous a fait découvrir, avec érudition, samedi après-midi au Bourilhou , dans le cadre des 26èmes Journées de l’Antiquité, les sites archéologiques qui se trouvent autour du Pic Saint-Loup, qu’il connaît bien depuis son enfance et qu’il a étudiés par la suite, en tant qu’ingénieur de recherches au CNRS.

Après avoir montré, à l’aide de nombreuses photographies, les monuments  encore existants de la préhistoire,  dolmens, menhirs et cercles de pierres, il décrivit ceux de la protohistoire, statues-menhirs et habitats de hauteur en pierre sèche du Chalcolithique, appartenant à la culture de Fontbouisse, qui ont pour nom Boussargues ou le Rocher du Causse au-dessus de Claret.

Il insista sur le matériel  mis au jour et sur la vie quotidienne des communautés paysannes d’éleveurs de moutons ou de chèvres de l’Age du Cuivre, un monde villageois autour du Pic Saint-Loup, il y a 5000 ans.

C’est  aussi le titre d’un magnifique ouvrage qu’il présenta et qu’il rédigea avec Jean Gasco et Philippe Galant, illustré par le Gangeois Alain Aigouin, lui aussi présent à la conférence. Dans l’assistance, au nombre d’environ 60 personnes, on remarqua la présence de nombreux archéologues et historiens locaux, certains membres de la FAHG et de plusieurs élus dont le maire et conseiller-général du Vigan, Eric Doulcier, toujours très attaché à ses racines cévenoles et à la riche histoire de sa région.

 Samedi prochain, 21 mars, Catherine Wolff, docteur en histoire et professeur d’histoire romaine à l’Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse, nous parlera, à 17h00 au Bourilhou, des « Mutineries, désertions et passages à l’ennemi dans l’Armée Romaine » et nous présentera son ouvrage, paru dans une édition de poche du CNRS, vendu au prix de 8 euros, « L’Armée Romaine, une armée modèle ? »  Le livre sera en vente à la conférence et en tirage limité peut être retenu dès à présent en téléphonant au 04 67 81 89 69. Entrée libre et gratuite.

Photos P. Valette :  Le conférencier et une vue partielle de l’assistance.

vendredi 13 mars 2015

Un atelier qui a du succès

L'atelier en plein travail (photo P. Valette)
L’atelier « peinture à l’huile » pour adultes du Bourilhou, qui se réunit le vendredi après-midi de 14h30 à 16h30, a beaucoup de succès.

Il est dirigé, comme l’atelier aquarelle du samedi après-midi par Chantal Boyer.

Il prépare actuellement l’exposition qu’il présentera le 1er mai à la salle Jeanne d’Arc, assurant la partie artistique du 12e Printemps du livre, des Médias et des Arts, organisé par le Centre Culturel et de Loisirs du Vigan.

mercredi 11 mars 2015

Autour du Pic St Loup, il y a 5 000 ans

Spécialiste de la période du Néolithique final et du Chalcolithique du sud de la France et plus particulièrement du Languedoc Oriental, l’archéologue gardois Jacques Coularou viendra samedi 14 mars, à 17h00, au Centre Culturel et de Loisirs « Le Bourilhou » du Vigan, nous parler des sites archéologiques que l’on trouve autour du Pic Saint-Loup à l’Âge du Cuivre, dans le cadre des 26èmes Journées de l’Antiquité.

Avec les archéologues Jean Gasco et Philippe Galant, il est l’auteur d’un ouvrage sur le même sujet qu’il nous présentera aussi. Ce livre est préfacé par Jean Guilaine qui fut notre hôte, il y a quelques années au Vigan.

C’est tout un monde villageois qui habita notre région des garrigues gardoises et héraultaises, il y a 5000 ans, qui nous sera révélé.

Ces communautés de paysans-éleveurs de la civilisation de Fontbouisse s’établirent autour du Pic Saint-Loup, vers 3000/2800 avant notre ère et habitèrent dans les sites du Lébous, de Boussargues, du Rocher du Causse ou de Cambous pour les plus connus, dans nos garrigues du Languedoc, de la vallée de l’Orb jusqu’au Rhône.

Originaire de Saint-Hippolyte-du-Fort, le conférencier qui vient de prendre sa retraite, fut membre pendant plusieurs années du Centre de Recherche sur la Préhistoire et la Protohistoire de la Méditerranée (UMR traces) à Toulouse et ingénieur de recherches au CNRS. L’essentiel de ses recherches a porté sur les fouilles et la publication des sites de Boussarges et du Rocher du Causse, en Languedoc Oriental.

L’archéologue nous fera découvrir la vie quotidienne de ces anciennes communautés de paysans-éleveurs qui peuplèrent notre région et nos parlera de leur organisation sociale.

Entrée libre et gratuite à cette deuxième conférence des Journées de l’Antiquité, organisée au Vigan, par le Club Histoire et Archéologir en Pays Viganais, atelier du Bourilhou et membre de la FAHG.

P. Valette - Crédit photos : J-P R.

mardi 10 mars 2015

Cercle Philosophique du Bourilhou

La prochaine réunion se tiendra lundi 16 mars à 20h30 au Bourilhou.

C'est Marie Thérése FAIVRE qui présentera le sujet du mois :

 "L'empathie antidote de la violence ? ".

Vous êtes tous conviés au débat qui s'en suivra.

dimanche 8 mars 2015

Un sanctuaire héroïque sur le causse

Plus de soixante-dix personnes ont assisté samedi dernier à la remarquable conférence inaugurale des Journées de l’Antiquité présentée par l’archéologue Philippe Gruat, directeur du service archéologique du département de l’Aveyron, sur le complexe héroïque à stèles des Touriès, situé dans la région de Saint-Affrique.

Le site principalement occupé du VIIIe siècle au Ve siècle avant notre ère a eu une destination plus cultuelle ou funéraire. Depuis 2008, les fouilles dirigées par l’archéologue aveyronnais, ont permis de mettre au jour une construction commémorative composite, un vaste podium de plus de 50 mètres de long, érigé à plusieurs époques au cours du Ve siècle, sa partie la plus ancienne protégée par un portique, rassemblant et utilisant des stèles antérieures…

Parmi celles-ci le conférencier nous présenta la représentation stylisée d’un guerrier avec son épée à antennes figurée dans son fourreau et bien datée de la fin du VIe siècle avant J-C. Les dates d’occupation du site sont confirmées par des représentations de disques-cuirasses sur le thorax et sur le dos. Des éléments statuaires de roue ou de caisse de char permettent des rapprochements avec les célèbres « tombes à char » de la période hallstattienne, donc du premier Âge du Fer.

Ces stèles autrefois dressées, que l’on peut interpréter comme les descendantes des statues-menhirs de la fin du Néolithique ou du Chalcolithique, montrent l’importance des personnages héroïsés, appartenant très certainement à une élite guerrière locale, habitant les oppida de la région comme le Puech de Mus, présenté par le conférencier, il y a quelques années au Centre Culturel et de Loisirs du Vigan. Rappelons que ces conférences annuelles sont proposées par le Club Histoire et Archéologie du Bourilhou, membre de la FAHG, avec le soutien financier du Conseil Général du Gard et la Communauté de Communes du Pays Viganais.

La prochaine conférence aura lieu samedi prochain 14 mars à 17h00. L’archéologue gardois Jacques Coularou, ingénieur au CNRS, nous parlera des communautés de paysans agriculteurs et éleveurs de l’Âge du Cuivre, autour du Pic Saint-Loup. Entrée gratuite.