mardi 26 avril 2016

PV du Conseil d’Administration du 25-04-2016

Centre Culturel et de Loisirs Le Bourilhou
Association Loi 1901 – Rue de la Carrièrasse 30120 Le Vigan

Procès Verbal du Conseil d’Administration du 25-04-2016

Étaient présents : Yannick Courant, Pierre Valette, Ramona Cambon, Georgette Manjarrès, Maryse Roques, Hervé Garin, René Bouschet, Pierre Fabre, Daniel Layer, Jean Lombard, René Mouysset,.
Anne Marie Douziech, Jean-Pierre Lejeune. Bernard Gintrand. Françoise Lautier-Garaudy.

Était absente: Chantal Boyer

Ordre du jour :

Subvention à l’ Association « Diagonale »
Passage des Chorales
Intervention des invités d’honneur
Petit déjeuner + apéritif + Déjeuner
Mise en place des tables et des chaises
Affichage et flèchage
Questions diverses.

Subvention à l’association « Diagonale » :

Après délibération le CA accorde à l’association une subvention de 600€

Passage des Chorales (Ensemble Vocal du Bourilhou – Chorale Gospel) :

L’Ensemble Vocal du Bourilhou se produira après les interventions des invités d’honneur (aux  alentours de midi).
La Chorale Gospel animera la manifestation dans l’après-midi (à partir de 16 heures)

Intervention des invités d’honneur :

Après une brève présentation du Président du Bourilhou, celle-ci aura lieu vers midi, elle sera ponctuée de quelques poèmes choisis.

Petit déjeuner + apéritif + déjeuner (gracieusement offert par le Bourilhou) :

Le petit déjeuner sera servi à partir de 8h30 (par les membres du CA) aux auteurs et exposants.
L’apéritif concernera toutes les personnes présentes.
Le déjeuner sera servi sur place aux invités d’honneur ainsi qu’à tous les membres du CA  (et leur conjoint)
Ayant participé a l’organisation de la manifestation.

Mise en place des tables et des chaises :

Dès potron-minet, c'est-à-dire aux environs de 8h00. (Par les membres du CA)

Affichage et fléchage :

Cette tâche incombe à nos deux compères Hervé et Jean. (le dimanche matin)

Plus rien n’étant à l’ordre du jour et plus personne ne demandant plus la parole la séance est levée à 19h.


La Trésorière                           Le Président                       Le Secrétaire

jeudi 21 avril 2016

21 auteurs au 13ème Printemps du Livre

Vingt-et-un auteurs, deux éditeurs, cinq artistes et artisans participeront le dimanche 1er mai, à la salle des fêtes Jeanne d’Arc du Vigan au 13e Printemps du Livre, des Médias et des Arts, organisé par le Centre Culturel et de Loisirs « Le Bourilhou », à proximité du Château d’Assas, où se tiendra le même jour la manifestation annuelle  de botanique « La Main Verte ».

Cette manifestation à la fois littéraire et artistique sera organisée cette année avec le  concours du Comité Mémoire du Pays Viganais 1914 – 1918. C’est ce qui explique la présence de Claude Mazauric et d’Hervé Pijac, deux auteurs d’ouvrages sur la Grande Guerre, comme invités d’honneu, déjà présents l’année dernière à  cette rencontre littéraire et artistique.

Claude Mazauric
Claude Mazauric présentera son ouvrage de famille « Destins : Quatre « Poilus » originaires de Collorgues dans la Grande Guerre, édité aux Editions de la Fénestrelle et Hervé Pijac : Une part d’ombre, un roman historique, publié dans la collection Histoire du Sud, ayant en partie comme toile de fond la guerre de 1914-18. Ce livre contient aussi une étude fort détaillée et intéressante sur les désertions dans l’armée française, à cette époque–là, au titre évocateur : « Déserteurs et insoumis de la Grande Guerre ». Une conférence d’Hervé Pijac sur le même sujet avait eu lieu en début d’année culturelle au Bourilhou.

Hervé Pijac
En plus des auteurs habituels comme Madeleine Ribot-Vinas, Françoise Barry, René Barral ou Yves Jaffrennou, l’écrivain-humoriste héraultais  Bernard Scaber, seront présents cette année Astrid Causse,  Marie-Joséphine Grojean et ses « Cévennes, rêve planétaire » sans oublier son « Initiation Chamanique » proposée au Centre Culturel, il y a quelques années  avec  une conférence ; Nicole Mallassagne, gardoise d’adoption, ancienne professeur de lettres à Nîmes, (fortement inspirée par les Cévennes dans ses écrits comme René Barral), auteur des « Cévennes et des Hommes » et de « Retour en Cévennes », sélectionnée pour le Cabri d’Or ; Francette Moral-Ielo, Anthony Gimenez,  Jean-Marc Mottedo  (de famille du pays viganais) et son premier roman Léa, des éditions Baudelaire ;  l’historien Henry Mouysset, spécialiste des «  Premiers Camisards » et d’un ouvrage sur la Peste en Gévaudan, conférencier au Bourilhou, il y a quelques années ; Philippe Rouen, l’auteur des « Laboureurs d’Amérique ou « le Rêve Américain » d’une famille cévenole de la Corniche des  Cévennes, les Pintard, un roman historique et une histoire vraie ;  le Suménois Guillaume Kosmowski ou le poète Francis Juguet, auteur de poèmes sur la Grande Guerre. Ce dernier en dira quelques-uns vers midi en participant à un apéritif musical, au cours duquel l’Ensemble Vocal du Bourilhou interprètera des chansons des années 1914 – 1918, sous la direction de Serge Valentin.

Le Printemps du Livres 2015
Se produira aussi  l’atelier « Happy Gospel » du Centre Culturel sous la direction de la franco-américaine Susan Fogarty.

On pourra aussi se procurer les revues « Causses et Cévennes » du Club Cévenol et « Patrimoine 30 » de la Fédération Archéologique et Historique du Gard auprès de leurs directeurs, eux-aussi présents à cette manifestation annuelle, qui, jumelée avec la Main Verte, connaît chaque année un succès grandissant.

Pour la partie artistique, comme les années précédentes, plusieurs ateliers  du Bourilhou seront aussi présents : l’atelier Peinture de Chantal Boyer,  la Peinture sur soie de Georgette Manjarres, la peinture abstraite de Susan Fogarty.

Nicole Mallassagne
Nous aurons la présence, comme les autres années de l’artiste–peintre Muguette Pasquet ainsi que de l’auteur-compositeur, guitariste et interprète Maryse Sovignac, membre du CA du Bourilhou et du modéliste Jean-Louis Sciacca, spécialiste des bateaux de notre histoire. Quand nous l’avons rencontré récemment il travaillait sur le navire  le « Victory » de Lord Nelson… Il s’est proposé de nous présenter cette année le Bélem.

Enfin, nous aurons le plaisir d’avoir Astrid Causse et Isabelle Juguet pour leur travail du cuir. Cette dernière travaille aussi la laine…

Cette manifestation littéraire et artistique  aura lieu de 10h00 à 18h00. Entrée libre et gratuite.

lundi 18 avril 2016

Du jorkyball au Bourilhou...

Le jorkyball, un nouvel atelier verra le jour au Bourilhou à la rentrée de septembre. Il sera dirigé par Laurent Choquet responsable de l’atelier Art Martial Educatif et aura lieu dans la salle du gymnase, au rez-de-chaussée.

D’autres ateliers, déjà annoncés, devraient aussi commencer ou reprendre, comme la Zumba, l’atelier écriture, deux ateliers déjà maintes fois présentés au Centre Culturel.

Un atelier Tango Argentin est déjà prévu le vendredi en fin de journée, à partir de 18h30 jusqu’à 20h00, dès le mois de septembre. Un stage gratuit  de présentation de cet atelier sera proposé aux amateurs le samedi 14 mai prochain par l’association héraultaise « Médialuna » de 14h00 à 16h00 en salle 11.

La danse « Country » en ligne et un club Philatélie pourraient aussi démarrer à la rentrée. Il y a déjà quelques inscrits.

Tous ces nouveaux ateliers seront représentés au Forum des Associations qui se tiendra à la Halle des Sports, le samedi 17 septembre.

Habitat et vie quotidienne de nos ancêtres les gaulois

Au cours  de la dernière conférence des 27èmes Journées de l’Antiquité présentée cette année au Vigan et devant un auditoire de 45 personnes, l’archéologue gardois et conservateur du patrimoine Dominic Goury a présenté pendant deux bonnes heures la vie quotidienne de nos lointains ancêtres, ces Gaulois du Midi, à partir des fouilles principalement  réalisées sur le site gaulois de Martigues et sur celui de Lattes. Rappelons que le conférencier, membre de la FAHG, fouilla pendant 25 ans l’oppidum du Camp de César, au-dessus de Laudun.

A l’aide de nombreuses photographies, le conférencier a montré, du Ve au VIIe siècle, l’évolution de l’habitat, de la fin de l’Âge du Bronze, à travers tout celui du Fer, jusqu’à la conquête romaine.

Si la maison gauloise a au départ un plan ovulaire, elle possède une seule pièce et est construite avec torchis et matériaux périssables. A Martigues, à côté de l’Etang de Berre, se développa une agglomération de cabanes dès le Ve siècle de notre ère et présenta les prémices d’un habitat urbain, comme à Lattes. Sur l’oppidum des Castels de Nages, fouillé pendant 24 ans par Michel Py, des maisons sans murs mitoyens se développèrent aux IIIe et au  IIe  siècles avant notre ère à l’extérieur du rempart… L’archéologue montra une fois de plus la lente évolution de l’habitat… La maison gauloise devenant rectangulaire, construite soit en briques soit en  pierre sèche, avec mortier et charpente en bois, sans fenêtres et entrée axiale, avec à l’intérieur foyer à même le sol, parfois décoré, banquettes, zone de stockage, avec urnes et dolia (grandes jarres), avec zone de repos ou de couchage, sorte de bat-flanc ou « terrasse » en bois, recouverte de paille…L’habitat possède alors deux ou trois pièces. Lors des fouilles, les archéologues ont mis au jour des meules à grains, va-et-vient ou rotatives ainsi que des céréales, orge ou blé, cette dernière pour la fabrication du pain. La cuisson du pain ou de galettes étant réalisée dans des fours en terre. Des foyers disposés au sol étaient eux  utilisés pour griller des viandes de cerfs (ou de sangliers ?), à l’aide de broches ou de pierres chauffées… Dans certains sites, comme sur l’oppidum du Plan de la Tour de Gailhan, non loin de Sommières, site daté du Ve au IVe siècles avant  notre ère (et découvert en 1974), la cuisson se faisait plutôt à l’extérieur qu’à l’intérieur de la maison. Cette dernière à absides comprenait deux parties, avec un espace resserre et de repos avec banquettes et un espace cuisine avec rejets culinaires…Une cloison séparait les deux pièces de cette maison habitée dès la période 475-425 avant notre ère et abandonnée brutalement par ses habitants, la maison étant incendiée, tout le mobilier restant en place… une aubaine pour les archéologues ! Des vases non tournées de céramique locale et d’origine grecque d’Occident furent mis au jour.

Dans les espaces de réserve ou celliers des maisons de cette période, un mobilier archéologique important fut découvert : vases de formes ou de contenances différentes, jarres en terre crue ou cuite, amphores à vin (produit et consommé localement), poissons séchés… témoins de la nourriture mangée par ces Gaulois du Midi…

Le conférencier présenta les différents types de foyers, parfois décorés, comme celui découvert sur l’oppidum de Marduel, non loin de Remoulins et de Saint-Bonnet-du-Gard, avec chenets et différents motifs d’animaux tutélaires. Il présenta aussi sous la forme d’une planche les différents types du vaisselier de la période gauloise, sur cinq siècles d’utilisation avant notre ère.

Des restes de consommation de cerfs témoignent de l’activité de la chasse comme base de la nourriture, pratiquée sous la forme de traque collective. La pêche était aussi pratiquée.

L’archéologue insista aussi (avec photos à l’appui) sur les activités des Gaulois, témoins les nombreux outils découverts dans les sites de cette période, au cours des fouilles archéologiques, montrant le travail du bois (avec herminettes), de la poterie, de la métallurgie du bronze et du fer (objets nombreux)… La découverte de fusaïoles ou de pesons sont des témoins de l’activité du tissage et la confection d’habits avec aiguilles en fer ou en os. Etait aussi pratiquée l’industrie des peaux ou mégisserie,  toutes certainement des activités ou des occupations des femmes Gauloises…

La maison gauloise, sans fenêtres, avaient des pièces sombres et enfumées. La paille des litières devaient recouvrir les banquettes qui servaient de sièges aux occupants de la maison ou les endroits de couchage.

Comme d’habitude, un débat permit aux participants d’avoir des précisions sur d’autres aspects de la vie quotidienne et la sphère domestique de nos lointains ancêtres, ces Gaulois du Midi que notre compétent et excellent conférencier connaissait bien.

lundi 11 avril 2016

Faire payer les riches !

L’évergétisme, voici un mot qui a fait couler beaucoup de salive en Pays Viganais au moment de l’affichage ou de l’annonce de la conférence au Bourilhou ! Que veut dire ce mot « barbare », jamais ou très rarement utilisé dans notre vocabulaire quotidien !

Comme nous l’a appris dans sa conférence Jean-Yves Gréhal samedi dernier devant un petit auditoire (certainement effarouché par ce terme peu commun), en reprenant la définition d’André Boulanger, l’évergétisme « c’est faire du bien à la cité et non faire du bien à une personne ou à un groupe », c’est aussi « le faire indépendamment d’une obligation légale et au-delà ». On trouve ce mot « évergétisme » d’abord dans le monde grec, à partir du IVe siècle avant notre ère puis dans le monde romain.

Selon le conférencier, les formes d’évergétisme ou « faire du bien à la cité par une dépense » se répartissent en trois grandes familles : les liesses populaires, banquets ou jeux ; les constructions ou reconstructions d’édifices de toutes sortes, en général de monuments publics et enfin les distributions alimentaires et d’argent, les donations et les fondations.

Dans le monde grec et hellénistique, il s’agissait de «  faire payer les riches » qui doivent faire profiter la cité de leur argent…

Tour à tour l’historien insista sur les mentalités « un système de valeurs faisant large part aux devoirs à l’égard de la cité », sur l’importance des magistratures, qui constituaient le pouvoir exécutif largement financé par leur titulaire ainsi que sur les liturgies civiles et militaires, charges publiques pesant sur les citoyens…

Jean-Yves Gréhal parla ensuite de l’évergétisme dans la Rome républicaine. Le terme devint alors à visée électorale et permit de s’assurer une élection à une magistrature. L’évergétisme concerna alors les dépenses aux jeux et aux distributions de nourriture, l’apogée du parcours d’évergète étant l’édilité. Les magistrats, qui offraient les jeux du cirque ou les représentations théâtrales, le firent sur leurs propres deniers, complétant des crédits accordés par le sénat ou de l’argent public, afin d’organiser des jeux ou des pièces de plus en plus brillantes.

Dans son exposé illustré de photographies, le conférencier nous parla de l’évergétisme impérial à Rome et de la bienfaisance du prince…Sous Octave, une politique de distribution de bienfaits a porté l’évergétisme à son plus haut niveau historique. Après lui, cette tradition des bienfaits s’est maintenue jusqu’au règne de Néron…Avec l’argent public, les empereurs couvrirent Rome d’édifices : thermes, temples, aqueducs, arcs de triomphe, forums… Ils furent des bâtisseurs «  qui achevèrent de doter Rome d’une parure monumentale sans égale, mais aussi de nombreux édifices voués au confort, aux plaisirs et aux jeux du peuple », nous dit le conférencier. Dans la quatrième et dernière partie de son exposé, ce dernier parla de l’évergétisme municipal. Il fut question d'un évergétisme libre, les citoyens se distinguant par des libéralités envers la cité sans que leurs dons soient en relation directe avec un processus politique ou électoral.

Il est certain  que si plusieurs monuments (aqueducs, thermes, théâtres, arcs de triomphe…) n’avaient pas profité de l’évergétisme des notables de l’antiquité, ils n’auraient pas été édifiés, restaurés ou reconstruits. Ils n’auraient pas l’aspect qu’ils ont aujourd’hui, un legs considérable du passé. L’argent a une nouvelle fois joué un rôle considérable dans la sauvegarde de nos sites archéologiques.

Photos : Des édifices ayant profité de l’évergétisme des empereurs ou notables de la cité

Vie quotidienne et la sphère domestique chez les Gaulois du Midi

Dernière conférence des Journées de l’Antiquité 2016, samedi 16 avril à 17h00 au Bourilhou.

Dominic Goury, archéologue et conservateur du Patrimoine nous présentera une conférence, illustrée de photographies sur « La vie quotidienne et la sphère domestique chez les Gaulois du Midi ». Les nombreuses fouilles menées ces trente dernières années sur les habitats de l’âge du Fer dans le Midi de la Gaule permettent d’avoir aujourd’hui une représentation assez précise de la vie quotidienne au sein même de la maison protohistorique.

Il s’agira tout d’abord de présenter les différents types d’habitats et de voir la façon dont ils s’organisent et occupent l’espace à l’intérieur des agglomérations.

Ces petites unités domestiques abritaient des familles restreintes. Elles comportaient une ou plusieurs pièces aux fonctions bien spécifiques : salle de vie pour le couchage et la cuisine, salles de réserves des denrées alimentaires, resserres pour les outils, etc…

Nous passerons ensuite en revue les différents aménagements reconnus à l’intérieur des maisons et des cours tels que les foyers, les fosses, les fours, les banquettes, les aires de stockage  et autres structures.

Tous ces éléments témoignent de la vie quotidienne et des nombreuses activités vivrières se déroulant à l’intérieur de la maison gauloise.

Croquis d'une domos
Dormir, produire, transformer et consommer, voilà le partage principal du temps pour une famille protohistorique que nous nous attacherons à suivre tout au long d’une journée.

mercredi 6 avril 2016

Cercle Philosophique du Bourilhou

Ce mois-ci c'est Bruno MARIN-VALLAS qui nous présentera le thème de notre discussion :

"Le sens de la vie"

Sur ce sujet très vaste chacun pourra s'exprimer et apporter ses réflexions.

Rendez-vous  donc lundi 11 avril à 20h30 au Bourilhou.

lundi 4 avril 2016

l’Evergétisme dans l’Antiquité

Jean-Yves Grehal, vice-président de Pont du Gard et Patrimoine, nous propose samedi 9 avril au Centre Culturel et de Loisirs du Vigan à 17h00 une conférence sur « l’Evergétisme dans l’Antiquité », dans le cadre des 27èmes Journées de l’Antiquité.

 Mais au fait, qu’est-ce que l’évergétisme ?

Dans sa définition originale, l’évergétisme consistait pour les notables à faire profiter la collectivité de leurs richesses. C’était une forme de générosité pratiquée par les notables, devenue obligatoire pour toute magistrature importante dans le monde héllénistique puis romain. Il consistait à financer banquets publics, spectacles ou jeux gratuits, liesses populaires mais aussi, comme nous le dit le conférencier-historien, les constructions, reconstructions ou grosses réparations d’édifices publics et enfin  il prodiguait des distributions alimentaires et d’argent, les donations et les fondations.

Le Colisée à Rome
L’exposé du conférencier couvrira ces diverses formes f d’évergétisme ayant consisté à faire du bien à la cité par une dépense et non seulement par l’apport d’une compétence et le dévouement à la chose publique.

Entrée libre et gratuite grâce à une subvention de la Communauté de Communes du Pays Viganais et du Conseil Départemental du Gard.

Malte, " l'Ogygie " d'Homère ?

Quarante-cinq personnes ont assisté samedi après-midi au Centre Culturel et de Loisirs du Vigan à la troisième conférence des 27èmes Journées de l’Antiquité, organisée par le Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais du Bourilhou et consacrée encore à la préhistoire.

Marie Bénel, docteur ès-Lettres et enseignant localement  la mythologie au CADREF, nous a présenté une conférence sur l’archipel de Malte, dès le Ve millénaire avant notre ère, un pays plat calcaire sans cours d’eau, au carrefour de civilisations entre Orient et Occident et occupant une situation stratégique importante.

Si les agriculteurs –éleveurs du Néolithique de l’Europe Occidentale furent connus par leurs cercles de pierres ou leurs longs tumuli abritant des dolmens, ceux qui peuplèrent les îles de l’archipel de Malte, sur une superficie très réduite de 246km carrés, développèrent une civilisation florissante tout à fait exceptionnelle. En effet il y a là une concentration très importante de monuments en blocs de pierres parfois « cyclopéens », temples au plan tréflé, de dolmens dans l’île de Gozo et de sites fortifiés… Ainsi  le temple de Ta’Hagrat fut utilisé dès 3600 jusqu’à 3000 avant notre ère et le site de Skorba de 5400 à 2500. Il y a eu une tradition et une continuité dans la construction ou la restauration de ces monuments qui montrent la richesse d’une civilisation de la préhistoire récente. Des statues de différentes tailles furent mises au jour dans ces monuments religieux et dans ces lieux funéraires ou hypogées aux formes polylobées ou lieux de culte souterrains comme celui de Salflienli, daté  de 4100 à 2500 avant J-C.

La conférencière, qui est aussi professeur à l’Université de la culture permanente du Gard, enseignant dans une vingtaine de localités de notre département, a illustré son exposé de nombreuses photographies : sites fortifiés de Bahrija et de Nuffara, temples de Ggantija ( daté entre 4100 et 2500 avant notre ère, de Hagar Quim ( 3600 – 2500 av. J-C ), ce dernier comprenant trois monuments et appartenant à trois périodes différentes, temples d’une dimension variant de 10 à 50 mètres ; temples avec absides comme celui de Mnajdra, daté entre 3600 et 2500 avant notre ère, temple avec autels ornés, bas-reliefs, occupé pendant trois périodes bien distinctes ; temples trilobés, comme celui de  Tarxien, utilisé de 3250 à 2500 avant J-C, lui-aussi occupé pendant quatre périodes différentes, temple primitif, oriental, central et occidental…

La Dame endormie
Les statues sont représentées par des femmes souvent sans têtes, montrant leurs « rondeurs » peu gracieuses ! Une est couchée. «  Est-ce la Vénus de Malte ? Est-ce une prêtresse ? Dort-elle ? Rêve- t-elle ? » nous suggère Marie Bénel. C’est la Dame Endormie d’Hal Salflienli du IVe millénaire. Elle représente peut-être la terre nourricière, une déesse-mère…

La céramique mise au jour montre de grands vases avec une anse, poterie comparable à celle trouvée au Néolithique sur l’île de Sicile toute proche.

Quant à la religion pratiquée par ce peuple de chasseurs,  premiers agriculteurs ou éleveurs ( ?), elle pourrait s’apparenter à celle des peuples de la période néolithique du monde occidental, constructeurs de dolmens de formes et de tailles différentes, de cercles de pierres… Comme ceux-ci, les habitants de l’archipel ont une parfaite connaissance de l’état du ciel, développant des cultes solaires aux différents solstices, comme dans le temple solaire de Mnajdra…

Temples de Malte
C’est Homère, ce poète grec du VIIIe siècle avant notre ère, qui nous parle de Malte, dans l’Odyssée, ce poème épique de l’histoire d’Ulysse, chez la nymphe Calypso…On sait que cette dernière retint le voyageur pendant dix ans sur son île d’Ogygie, peut-être la grande île de Malte, qui sait ?

La prochaine conférence des 27èmes Journées de l’Antiquité, nous transportera dans le monde gréco-romain. Jean-Yves Gréhal, historien et vice-président de l’association de la FAHG, Pont du Gard et Patrimoine, viendra nous parler de l’évergétisme dans l’Antiquité. Ce sera samedi 9 avril, à 17h00 au Bourilhou. Entrée libre et gratuite à cette avant-dernière conférence des Journées de l’Antiquité au Vigan.