lundi 27 février 2017

Les calanques de Marseille redécouvertes

Devant une quarantaine de personnes, Hervé Garin nous a présenté, samedi dernier au Bourilhou,  un magnifique diaporama sur les Calanques de Marseille, faisant revivre l’histoire (et même la préhistoire) de l’endroit tout en rappelant la morphologie de cette région de Provence fréquentée par les randonneurs et les varappeurs. En effet les calanques remontent au Jurassique et furent habitées dès le Paléolithique.

Elles sont aussi à l’origine du mythe de la création de Marseille, 600 ans avant notre ère. Si à vol d’oiseau, de la Madrague à Cassis, les Calanques ne sont séparées que de 15km300, étendues sur trois communes, elles sont constituées d’anses, de baies de criques étroites et profondes, de falaises calcaires tombant à pic dans la mer sur environ quarante kilomètres.

Le conférencier, ancien géologue de son métier, nous relata les origines géologiques de la région, insistant particulièrement sur les calcaires urgoniens et les paysages sous-marins du crétacé… On apprit qu’autrefois la région des Calanques fut agro-pastorale. Des domaines comme ceux de Lumigny ou de la Gardiole se développèrent, les habitants vivant de cultures et d’élevage des moutons et ces chèvres. Hervé nous présenta une conférence très documentée et un montage de splendides photographies de cette région de Marseille, « un patrimoine naturel qui se juxtapose à une métropole ».

Dans son exposé, il rappela quelques dates qui marquèrent l’histoire de ce secteur de la Provence et fit référence à quelques épisodes, comme l’arrivée de la peste de 1720 avec le Grand Saint-Antoine et ses conséquences dans la cité phocéenne et dans son arrière-pays… il fit mention des chansons de Vincent Scotto, évoquant les plaisirs du cabanon et les petits ports de la côte…Il fit référence au cinéma avec Fantomas, tourné en partie dans la calanque d’En Vau, avec Jean Marais et Lois de Funès… aux comédies de Marcel Pagnol… Mais aussi à des scènes de sorcellerie qui entraînèrent un procès au XVIIe  siècle ou encore aux vestiges du télescaphe de Callelongue et  rappelant ses expériences extraordinaires ou à ceux de l’avion d’Antoine de Saint-Exupéry, au large des calanques de Sormiou ou Morgiou…Des mystères s’y cachent encore comme les rivières souterraines de Port-Miou et de Bestouan…Dans le calanques et les îles qui les avoisinent, on fit des découvertes merveilleuses, comme les amphores antiques du Grand Congloué ou la grotte Cosquer …

Les calanques furent utilisées pour l’industrie du savon, puis du traitement du plomb au milieu du XIXe, avec des conséquences que l’on mesure encore aujourd’hui. «  Depuis l’exploitation des carrières de Port-Miou au début du XXe  siècle, puis les boues rouges déversées au large de Cassis, les effluents de la station d’épuration de Cortiou, les incendies, font la une des journaux » signala notre conférencier

Pour terminer sur une note plus gaie mais non moins importante, Hervé insista sur la fragilité de l’environnement, un ensemble parcouru par les randonneurs, escaladé par les alpinistes, observé par les naturalistes, archéologues ou plongeurs. Il contient des espèces endémiques et rares, de flores, d’insectes, d’oiseaux ou créatures marines. L’exposé de notre ami, qui est aussi vice-président du Bourilhou, captiva un auditoire attentif, qui ne ménagea pas ses applaudissements à l’issue de cette conférence, présentée dans le cadre des manifestations annuelles du Centre Culturel et de Loisirs.

samedi 25 février 2017

28èmes Journées de l’Antiquité au Vigan

« Boire en Gaule », tel est le titre de la conférence que l’archéologue Fanette Laubenheimer présentera au Centre Culturel et de Loisirs « Le BOURILHOU » samedi 4 mars à 17h00. Ce sera la conférence inaugurale des 28èmes Journées de l’Antiquité, au Vigan, organisée par le Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais, membre de la FAHG.

Directeur de recherche émérite au CNRS, Fanette  Laubenheimer est issue d’une famille de brasseurs. Elle est devenue spécialiste des alcools que l’on buvait en Gaule à l’époque romaine, l’hydromel, la bière et le vin.

Titulaire d’un doctorat d’Etat, elle est aussi  une grande spécialiste des amphores sur le plan international,  découvertes au cours de  nombreuses plongées sous-marines, principalement dans des épaves de navires le long de la côte méditerranéenne.

Cévenole et nîmoise, elle est à l’origine du musée « Amphoralis » de Sallèles d’Aude, édifié sur un atelier de quatorze fours  de potiers gallo-romains, dont elle a dirigé les fouilles pendant plus de vingt ans. En prenant la direction de la célèbre revue savante « Gallia », elle succéda à Christian Goudineau, professeur au Collège de France.

En 2015, elle publie aux Editions du CNRS un ouvrage de plus de 200 pages « Boire en Gaule » qu’elle nous présentera samedi et dédicacera après sa conférence. On pourra se le procurer sur place au prix de 22 euros (paiement par chèque si possible).

Que buvait-on en Gaule ? Comment ces boissons se sont-elles développées dans ce pays, chez les Gaulois ? Quelles étaient les habitudes de consommation et les pratiques quotidiennes ? Qui buvait quoi, comment et pourquoi ?

Au cours de sa conférence, illustrées de photographies, Fanette Laubenheimer répondra à ces questions, en s’appuyant sur des textes antiques et sur des vestiges archéologiques.

À 19h00, un apéritif sera offert à tous les participants, à l’issue de la conférence. Entrée gratuite.

On pourra aussi se procurer les deux derniers numéros de Patrimoine30, la revue de la Fédération Archéologique et Historique du Gard, en vente au prix de 5 euros.

vendredi 24 février 2017

Tout savoir sur les calanques

Quand on parle des Calanques de Marseille, on pense pour certains avec nostalgie, à la chanson de Vincent Scotto « Un petit cabanon » ; pour d’autres c’est le dernier des Parcs Nationaux. En effet les calanques, de Marseille à Cassis, sont à la fois un patrimoine naturel qui se juxtapose à une métropole. C’est une entité géographique avec ses caractéristiques et son histoire.

Hervé Garin, originaire de la région marseillaise, viendra nous présenter au Bourilhou, samedi 25 février, à 17h00, une conférence intitulée « Patrimoine, histoires et mystères des Calanques de Marseille », illustrée de nombreuses photographies.

Le conférencier, vice-président du Centre Culturel et de Loisirs, nous présentera la préhistoire et l’histoire de cette région de Provence, aux découvertes merveilleuses, comme les amphores antiques du Grand Congloué, la grotte Cosquer ( dont l’archéologue Jean Courtin était venu nous parler il y a quelques années au Bourilhou) ou la gourmette de Saint Exupéry. On y a fait des expériences extraordinaires comme le téléscaphe…Des mystères s’y cachent…Dans l’exposé proposé par Hervé, nous ferons le tour de tous ces sujets, patrimoine, histoires et mystères autour des Calanques Marseillaises.
On pourra gagner des places  gratuites pour les prochaines présentées au Bourilhou.

Entrée : 5 euros et 3 euros sur  présentation de la carte du Centre Culturel.

mercredi 22 février 2017

Le Martinet, village-usine cévenol

Couverture de la revue
Dans le cadre de la rubrique habituelle « Une histoire, un village » de la revue Patrimoine 30, organe de la Fédération Archéologique et Historique du Gard, l’historien Jean-Paul Vénobre, nous présente l’histoire du « village-usine », du Martinet, localité située dans la vallée de l’Auzonnet, affluent de la Cèze.

Cette agglomération cévenole fut étroitement liée à l’exploitation des mines de houille. L’historien,  né localement, de souche cévenole, nous fait découvrir la géo-morphologie et la végétation de l’endroit ainsi que son histoire, tout au long de son exploitation minière des origines à la fermeture des mines en 1962. L’auteur nous renseigne aussi sur la provenance de ses habitants. L’article bien structuré et détaillé se termine par un paragraphe sur la toponymie martinézienne, des termes qui pourront s’appliquer à d’autres secteurs de nos Cévennes.

 Deux autres articles,  un sur le site fontbuxien de La Capelle-et- Masmolène de l’archéologue François Féraud et un autre sur l’histoire des  cimetières de Carnas de l’archéologue de l’INRAP Yves Manniez et de son ami François Maurel, agrégé de Sciences Physiques, deux articles bien illustrés, complètent ce numéro 36 de Patrimoine 30, vendu au prix de 5 euros.

On peut se procurer cette revue dans les dépôts de presse de notre région, dans les associations de la FAHG ou au Centre Culturel et de Loisirs « Le Bourilhou » du Vigan.

lundi 6 février 2017

Fermeture du Bourilhou

En raison des congés d’hiver, le Bourilhou est fermé du lundi 6 février au samedi 18 février.

Reprise des cours le lundi 20 février à  9 heures.

samedi 4 février 2017

Pilates : un atelier sur ballons

L’atelier Pilates se réunit au Bourilhou le vendredi  de 18h00 à 20h00 en salle 1 (gymnase).

Il est dirigé par Martine Gibelin de l’association Vitagym. La première heure est au sol, la seconde sur ballons.


Cliquer les images pour les agrandir

Le tango argentin a le vent en poupe !

L’atelier Tango Argentin, dirigé par Frédéric et Geneviève Daude (nos photos), se réunit tous les vendredis à partir de  19h15 en salle 11, au Bourilhou.

L’année prochaine, un deuxième cours sera créé pour les débutants et aura lieu le mardi soir.

L’atelier organise le samedi 22 avril en salle 11 un stage de 20 euros de participation par personne de 14h00 à 18h00. De nombreux couples participent aux activités de cet atelier du Bourilhou.


Les deux responsables ont un projet de soirée dansante avec d’autres ateliers de danse du Centre Culturel en fin d’année prochaine.

Frédéric et Geneviève appartiennent à l’Association Montpellieraine Médialuna, qui actuellement communique une fois par semaine sa passion du Tango Argentin aux habitants du Pays Viganais et de sa région.

Contact au 06 20 95 90 01