mardi 28 mars 2017

Bilan positif des Journées de l’Antiquité

Les 28èmes Journées de l’Antiquité se sont terminées samedi dernier 25 mars avec la brillante conférence de Francine Cabane, professeur émérite d’Histoire à l’IUFM  de Montpellier et cofondatrice de l’association Passionnément Patrimoine de Nîmes, sur « L’évolution des monuments antiques de Nîmes en période médiévale ».

Des débats entre l’auditoire et l’intervenant ont clôturé chaque conférence. Une moyenne de quarante personnes a participé à ces rencontres accessibles à tous publics, jeunes et adultes.

Au cours des quatre conférences,  présentées par quatre spécialistes (dont trois dames cette année), plusieurs sujets ont été abordés, montrant une fois  de plus la richesse de notre patrimoine départemental ou régional. Rappelons que ces conférences, organisées par un atelier du Bourilhou, le Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais (membre de la FAHG), sont gratuites grâce à une subvention de la Communauté de Communes et du Département, sous l’égide de l’Association des Journées de l’Antiquité d’Aix-en-Provence et de l’Association  pour la Recherche et l’Enseignement en Langues Anciennes de Montpellier.

Ce cycle de conférences sera renouvelé l’année prochaine aux mois de mars et d’avril 2018.

Journées des ateliers créatifs

La traditionnelle « Journée des Ateliers Créatifs » du Bourilhou aura lieu Jeudi 15 juin prochain.

Rappelons qu’elle est ouverte à tous les publics, scolaires, lycéens et adultes de tous âges.

Cette année, en plus des ateliers  Poterie, Peinture, Meubles en carton, Photos, le club Philatélie participera à cette opération « Portes ouvertes » de 10h00 à 18h00, au Bourilhou.

Comme les années précédentes des invitations seront envoyées aux chefs d’établissements du Vigan et de sa périphérie.

Les bateaux de notre histoire

Notre ami Jean-Louis Sciacca, passionné de navires en tant que maquettiste, prépare l’histoire des bateaux qu’il présentera le 22 avril à 17h00  au Bourilhou.

On sait que cet ancien cheminot a de qui tenir, descendant d’une lignée de parents, tous passionnés de bateaux et de la mer. Spécialiste de modèles réduits, il « potasse » en ce moment l’histoire des navires qu’il nous présentera lors de cette expo-conférence, ouverte gratuitement à tous.

Comme chaque année, Il sera aussi présent le 1er mai prochain  au 14e Printemps du Livre, des Médias et des Arts, une manifestation culturelle, littéraire et artistique, qui réunira cette année un nombre très important d’auteurs et d’éditeurs départementaux ou régionaux.

Il nous présentera le Bélem, célèbre voilier du 19e siècle,  une maquette qu’il vient de terminer. Ce voilier de haute mer est un des plus anciens trois-mâts  en Europe en état de navigation et le second plus grand voilier de commerce restant en France. Jean-Louis travaille actuellement sur le « Victory », le bateau de Lord  Nelson, qui s’illustra à la bataille navale de Trafalgar.

Danse Africaine

Pour des questions d’occupation de salles (la salle 11  avec parquet notamment) l’atelier prévu pour la rentrée de septembre de Danse Africaine ne pourra se réunir pour le moment.

Nous le regrettons vivement. D’autre part pour le moment la salle 11 n’est pas  entièrement utilisable pour la danse, le parquet n’y convient pas, à certains endroits ! Des travaux vont être nécessaires.

Pour des questions d’emploi du temps des ateliers, ces travaux ne pourront pas être réalisés avant les grandes vacances.

lundi 27 mars 2017

Nîmes et ses monuments au moyen-âge

Devant 45 personnes la nîmoise Francine Cabane, agrégée d’Histoire, cofondatrice  de l’association « Passionnément Patrimoine de Nîmes » et professeur émérite à l’IUFM de Montpellier, a présenté samedi dernier au Bourilhou une très intéressante conférence sur l’évolution des monuments antiques de Nîmes au cours de la période médiévale.

A l’instar d’autres villes de France, Nîmes, dans sa période médiévale, a traversé quatre périodes distinctes. Après l’occupation romaine, ce fut « la nuit barbare », amorcée dès le IIIe siècle. Nîmes sera d’abord occupée par les Vandales puis par les Wisigoths pendant trois siècles. Ce fut ensuite « la séduction franque » du IXe au XIe siècle, période carolingienne. Nîmes qui était un carrefour de voies antiques devint un carrefour de voies médiévales.

Les XIIe  et XIIIe siècles caractérisent « le bel été Nîmois ». En 1229, Nîmes entre dans le Royaume de France, après la Croisade des Albigeois. La ville  se couvre de nombreux monuments médiévaux et connaît un essor démographique important. Les XIVe et XVe siècles sont des temps difficiles pour les Nîmois avec la grande peste de 1347 – 1348. C’est l’âge d’or des Routiers et une période de grande insécurité avec les conséquences de la Guerre de Cent Ans…

S’appuyant sur des gravures anciennes ou sur des aquarelles de Jean-Claude Golvin (architecte, historien  et dessinateur bien connu-que nous avions reçu il y a quelques années au Bourilhou), la conférencière nous présenta les monuments antiques encore présents à Nîmes au Moyen-Âge. Le plan le plus vieux de la ville, celui de Jean Poldo d’Albenas (daté de 1560) nous montre une ville enserrée dans ses remparts, toujours dominée par la Tour Magne ; l’enceinte et les portes  (Portes d’Auguste, de France, ( autrefois appelée d’Espagne) ; l’Augusteum, le centre religieux et sanctuaire du culte impérial et son théâtre et le Temple de Diane ; le forum avec la Maison Carrée ; le Castellum (divisorium) et l’Amphithéâtre… Francine Cabane nous conta l’histoire des Arènes, d’abord forteresse, qui comporta un château puis des maisons construites sur les gradins. Le « Castrum arenarum » fut édifié par les Wisigoths de 413 à 719. Un mur de protection des Arènes fut retrouvé lors de l’agrandissement du premier palais de justice de 1846. Les Wisigoths furent remplacés par les Sarrasins. Nîmes fut ensuite rattachée à l’Empire de Charlemagne. La ville dépendit alors du Comte de Toulouse et du Vicomte de Trencavel, qui s’installa dans les Arènes : 30 seigneurs y vécurent ! L’installation des chevaliers dans les Arènes perdura jusqu’en 1229 au moment du rattachement de Nîmes au royaume de France…Plus tard, ce fut au petit peuple de s’installer dans les Arènes. Chaque arcade fut alors occupée par une maison à deux pièces superposées… On y  produisit un vin réputé à partir des vignes cultivées dans la Garrigue !

Un premier noyau de la ville fut constitué autour des Arènes, un second se créa autour de la Maison Carrée, puis un troisième autour de la Basilique de Plotine ou du Temple de Jupiter(?) dans le quartier de la cathédrale.

La conférencière nous parla longuement de la Maison Carrée, temple dédié aux Princes de la Jeunesse Caius et Lucius, un bâtiment qui ne fut pas détruit par les invasions successives. On la retrouve sur les plans du XVIe siècle. Cette partie de la ville était entourée d’un rempart. L’édifice est désigné par le terme de capitole ou « capduel »( la tête de la ville).Il devient un lieu de pouvoir où se tiennent les plaids et où se réunissent les consuls. Le bâtiment est entouré de maisons qui se « collent » contre lui, témoins les marques de toitures des maisons sur les colonnes…Léon Ménard, historien du XVIIIe, en parle dans son « Histoire de la Ville », publié en 1758. Au XVe siècle, les Consuls vendront la Maison Carrée à un particulier qui en fera son habitation personnelle ouvrant une fenêtre avec des bâtiments divers dont une étable !

Francine Cabane nous parla ensuite de l’Augusteum, un sanctuaire qui se trouvait dans les actuels Jardins de la Fontaine, construit autour d’une source sacrée…Des pieux retrouvés à son emplacement montrent que le sanctuaire fonctionnait encore au IVe siècle. Baptisé à tort « Temple de Diane », le bâtiment, qui existe toujours, fut peut-être une bibliothèque ( ?). Il fut sauvé de la destruction car il fut occupé par un monastère, comme en témoigne une peinture de Ferdinand Pertus.

D’après les recherches des archéologues, le Castellum (où arrivait l’eau de l’aqueduc, en provenance de la source d’Eure à Uzès) était entouré de colonnes corinthiennes, soutenant un toit recouvert de tuiles. L’historienne Anne Rulman mentionne le monument en 1627, qui disparaîtra soixante ans plus tard !

Les remparts de Nîmes survécurent à la période médiévale, fixant les limites de la ville. Ils furent détruits par endroits et  utilisés pour la construction de maisons. En 1572, la Tour Magne avait encore ses quatre étages.
En 1391, Charles VI, estimant que la ville était insuffisamment protégée, fit transformer la Porte d’Auguste en Château Royal. C’est à ce moment que les chevaliers des Arènes vinrent l’habiter ( voir photo ci-jointe).

Un plan de  1652 fait encore apparaître l’enceinte antique avec la Porte du Cadereau, aujourd’hui disparue.

On constate qu’à la fin du Moyen-Âge, on a gardé un bon nombre de traces de la cité antique. Trois remparts furent construits autour des « villages » de Nîmes : Autour de l’amphithéâtre, de la Maison Carrée et autour d’un bâtiment non  identifié, qui deviendra la cathédrale de Nîmes. Progressivement ces noyaux ont été englobés dans une plus vaste enceinte, correspondant à l’écusson actuel. Le rempart médiéval fut édifié à partir de 1194 sur autorisation du compte de Toulouse. Il compta de nombreuses portes et reprit une partie du rempart antique qu’il renforça par des courtines…. Francine Cabane parla aussi des différentes rues, dont les noms sont évocateurs des métiers ou de l’histoire de la ville. Des remplois subsistent  comme « l’Homme aux  quatre jambes » de la rue de l’Aspic ( voir notre photo), « une statue composite, constituée d’éléments de nature, de style et d’époque différents, témoignant de la volonté récurrente de conserver des éléments architecturaux du passé pour en orner les demeures ».

Un débat auquel participa Jean-François Dufaud, membre comme la conférencière de l’association Pont du Gard Patrimoine, membre de la FAHG, et spécialiste de l’étude des remparts de Nîmes, permit à la conférencière de répondre à de nombreuses questions (souvent très techniques), posées par les participants, tous passionnés par l’histoire de notre capitale départementale.

Signalons aussi la présence,  à cette dernière conférence des 28èmes Journées de l’Antiquité 2017, du Maire-Adjoint, chargé des associations culturelles en Pays Viganais, Monsieur Alexandre Cozza.

IMPORTANT : Le prochain numéro de la revue de la FAHG , Patrimoine 30, traitera du projet Arènes-Esplanades-Feuchères, un article de l’archéologue de l’INRAP , Yves Manniez. Cet article, bien documenté et illustré, prolongera la conférence de Francine Cabane. Ce numéro, en cours de fabrication, devrait paraître à la fin du mois d’avril ou début mai et pourra être acheté au Bourilhou, au prix de 5 euros.

mardi 21 mars 2017

Fermeture du Bourilhou

Le Centre Culturel et de Loisirs sera fermé pendant les vacances de Pâques du 3 au 18 avril 2017.

Stages à gogo au Bourilhou

Des stages se dérouleront tous les samedis en mars-avril au Centre Culturel et de Loisirs.

Samedi 25 mars : Arts Martiaux ou Jorky Ball de 10h00 à 12h00 (salle 1)

Samedi 25 mars : Danse libre de 14h00 à 17h00 ( salle 11).

Samedi 1er avril : Atelier Chorégraphique de12h00 à 14h00 en salle 11

Samedi 22 avril : Stage de Yoga de 9h00 à 12h00 en salle 11

Samedi 22 avril : Atelier Cirque  de 10h00 à 12h00 en salle 1

Samedi 22 avril : Stage de Tango Argentin de 14h00 à 18h00 en salle 11.

Samedi 29 avril : Stage G.V. de 9h00 à 17h00 en salle 11

Club philatélique - Modification d'horaire

Dorénavant les membres de l’atelier Philatélie du Bourilhou se réuniront le dernier lundi du mois de 17h00 à 19h00, en salle 9 du 1er étage. Prochaine réunion le lundi 27 mars.

D’autre part, cet atelier participera le jeudi 15 juin à la journée des ateliers créatifs du Bourilhou ; une opération portes ouvertes aux scolaires, lycéens et adultes de 10h00 à 18h00 au Centre Culturel et de Loisirs.

lundi 20 mars 2017

Les étrusques et leurs banquets : une image du bonheur ?

Les Etrusques sont à la mode. En effet trois expositions leur ont été consacrées dont une à Lattes récemment. Michèle Texier-Marie, passionnée d’histoire a présenté « tambour battant », samedi dernier au Bourilhou, une très intéressante conférence sur une civilisation étrusque, qui a pratiquement couvert un millénaire  du onzième au dixième siècle avant Jésus-Christ de l’époque villanovienne à la fin de l’Âge du Bronze, avec une apogée entre la fin du VIIIe siècle et le début du VIe siècle, ce que certains historiens se plaisent à appeler « La culture des Princes ». Cette civilisation se  développa principalement en Toscane et en Ombrie. C’est la première qui ait fleuri sur le sol de l’Italie, bien avant celle de Rome. Quant à l’origine des Etrusques, elle demeure mystérieuse. On évoque souvent une thèse anatolienne, en Lydie, en Turquie actuelle…

C’est à partir des nécropoles, des fresques, des urnes et des sarcophages, que nous pouvons nous représenter le mode de vie des Etrusques et leur architecture résidentielle. Le banquet, le symposium des Grecs et des Romains, constitue un thème récurrent de l’iconographie funéraire étrusque. Il nous permet d’évoquer des sujets variés : quelques exemples d’écriture, aborder le statut social des occupants des tombes ou de mieux connaître l’habillement et les parures des défunts…

Pour les Grecs ou pour les Romains, les Etrusques ont une mauvaise image. Ils sont accusés d’oisiveté et de mollesse ou de légèreté morale…On les taxe (et en particulier les femmes) de prostitution et d’alcoolisme… Les fresques, que l’on trouve dans des tombes en hypogée, dans la nécropole de Tarquinia (6000 tombes creusées dans la roche) remontent pour les plus anciennes au IXe siècle avant J-C…

La conférencière présenta une série de tombes, tombe du navire, datée du milieu du Ve siècle ; tombe des léopards du VIe et Ve siècles montrant des scènes de banquets présidées symboliquement par le défunt, entouré de convives joyeux, de joueurs de flûtes simples ou doubles…Les fresques incitent à penser que la cérémonie des funérailles est destinée à dépasser le deuil et à réconforter les vivants… Dans la tombe des Olympiades, on trouve des scènes de jeux sportifs à la mode toscane, le disque, les courses de biges, la lutte avec arbitre, des scènes plus cruelles, ancêtres des jeux du cirque romain, combats entre hommes et animaux, jeu du « phersu »….

Dans la tombe des lionnes, danseurs et musiciens nous montrent leurs costumes, notamment chez « la danseuse à pas glissés », une tunique rouge bordée de bandes et brodée de fleurettes ; le « chiton », vêtement typiquement étrusque, le « tebenna » ou « tebenos », ancêtre de la toge…

Des scènes plus agrestes ou champêtres peuvent compléter l’ensemble des fresques comme dans la tombe de la  chasse et de la pêche…On remarque la présence constante de la nature avec des arbres (oliviers), des fleurs, des dauphins et des oiseaux. Comme nous le dit la conférencière, toutes les festivités et tous les passe-temps du monde des vivants se trouvent ainsi transposés dans l’au-delà, pour accompagner avec faste le défunt dans son nouvel état.

Comme le symposium grec, le banqueteur adopte une position semi-allongée avec appui sur un coude. Il tient une coupe à libation (le kylix) et de l’autre un œuf, symbole récurrent de l’au-delà. Les femmes  assistent aux banquets et aux spectacles, ce qui constitue le summum de l’inconvenance et de la dépravation ! Chez les Grecs, assister aux jeux sportifs était passible de  la peine de mort pour une femme !  Les femmes qui s’assoient en compagnie des dîneurs ne peuvent être que des prostituées de luxe ou des courtisanes. Les fresques ont été réalisées en lumière artificielle, les couleurs sont en dégradé. La couleur participe à l’éclat de la scène.

Le sarcophage en pierre ou en terracota, a une destination traditionnelle d’inhumation. Son couvercle sculpté montre le mort ou le couple, dans la posture du banqueteur. L’urne funéraire n’est destinée qu’à contenir les cendres du défunt. Elle conserve la forme du sarcophage en faisant figurer sur son couvercle le mort toujours en position du banqueteur. Dans les deux cas de représentation, les attributs du mort révèlent son statut.

Comme l’a déclaré, Michèle Texier-Marie, si chez les Etrusques, l’embonpoint était considéré favorablement comme le signe d’une situation élevée et respectable, l’obésité constitue pour les Romains un autre sujet de mépris…

Le monde romain doit beaucoup aux Etrusques, de la toge à la chaise curule, dans le domaine de l’architecture, du Cloaca Maxima au Circus Maximus, en passant par le Temple de Jupiter Capitolin, trois ouvrages initiés par Tarquin l’Ancien, un des trois rois étrusques du VIe siècle avant notre ère.

En conclusion,  comme nous l’avons déjà dit, les représentations de danseurs, de musiciens que l’on admire sur les fresques, transposent dans l’au-delà les réjouissances du monde des vivants, les plaisirs de la table comme ceux de l’existence sur terre. Elles donnent l’image d’un peuple souriant et enjoué dans la mort.

Avec leurs défunts souriants, leurs banqueteurs jouissant des plaisirs de la vie quotidienne, leurs convives joyeux, leurs musiciens et danseurs, les Etrusques étaient finalement un peuple heureux ou tout au moins, comme le disait Pindare, poète grec du VIe siècle avant notre ère, ce peuple avait l’art d’être heureux… déclara notre conférencière en guise de conclusion.

samedi 18 mars 2017

Les monuments de Nîmes, de l'Antiquité au Moyen-âge


Samedi 25 mars, à 17h00, au Centre Culturel et de Loisirs « Le Bourilhou » du Vigan, Francine Cabane, professeur d’histoire à la retraite et membre de l’association de la FAHG, Pont du Gard et Patrimoine, viendra nous présenter la dernière conférence 2017 des 28èmes Journées de l’Antiquité, ayant pour titre : « L’évolution des monuments antiques et de l’organisation spatiale de Nîmes au Moyen-Age  ainsi que l’impact sur l’urbanisme actuel ».

À la fin de l’empire romain et sous le coup des invasions barbares, Nîmes connaît une forte régression démographique et de nombreuses destructions. Cependant de grands monuments antiques demeurent, se transforment, connaissent une autre vie. La ville se réorganise spatialement, tout d’abord autour de trois noyaux fortifiés puis d’une nouvelle enceinte, qui dessine  « l’Ecusson »  où la vie se déroule à l’ombre de la cathédrale, nouveau cœur battant de la ville, après le forum antique...

Des diapositives animées qui restituent les monuments antiques accompagneront le discours de la conférencière et sont les gages d’une conférence captivante, qui devrait passionner un large auditoire. Cette conférence est ouverte à tous et gratuite, grâce au soutien financier de la Communauté de Communes du  Pays Viganais et du Département.

Ce sera la dernière des Journées de l’Antiquité au Vigan pour cette année

jeudi 16 mars 2017

Du nouveau à la rentrée de septembre...

Deux nouveaux ateliers démarreront à la rentrée de septembre :

- Un atelier Tango Argentin pour débutants, dirigé par nos deux spécialistes Geneviève et Frédéric, de l’association Médialuna, le mardi soir en salle 1 (gymnase). Bien sûr l’atelier du vendredi soir est maintenu dans cette discipline.

- Un atelier « Danse Africaine », à la demande de viganaises obligées d’aller à l’extérieur du Pays Viganais, reprendra ses activités, après plusieurs années d’absence. On en saura plus la semaine prochaine ! Jour et heure compris, bien entendu.

mercredi 15 mars 2017

Les arts martiaux se mettent à la pétanque

L’atelier Art Martial Educatif du Bourilhou, dirigé par Laurent et Hayette Choquet, organise avec le Club de Pétanque du Vigan un concours de pétanque.

Il aura lieu le samedi 22 avril pendant toute la journée.

Renseignements et inscriptions au 06 02 15 33 18.

lundi 13 mars 2017

Deux voies romaines retrouvées

Homme de terrain et ancien chercheur à la DRAC, Michel Wiénin a présenté samedi dernier au Bourilhou une magistrale conférence sur deux voies romaines récemment retrouvées en Cévennes gardoises et lozériennes, en commentant un grand nombre de photos prises par lui-même sur le terrain. Le conférencier nous a signalé que ces tronçons de voie se trouvaient toujours en hauteur, sur des crêtes et évitaient le fond des vallées, sujet aux crues des ruisseaux ou rivières, suite aux orages fréquents et rapides, épisodes très connus en Cévennes.

Ces voies peuvent être comparées, nous a dit le chercheur, qui est aussi archéologue et géologue, à celles que l’on trouve dans d’autres départements comme l’Aude, comme celle de Montserrat à Limousis, ou de  la Domitienne à Roquefort des Corbières, avec talus et ornières.

D’autre part, Il ne faut pas confondre le tracé de ces voies avec la célèbre voie Régordane, qui se dirigeait vers Portes ou Lo Chamin Ferrat de l’Aubaret, qui sont des voies de datation plus tardive, datant du Moyen-Âge.

Michel Wiénin insista plus particulièrement sur le prolongement de la voie du Coudoulous et ses profondes ornières entre Sainte-Cécile d’Andorge et Saint-Maurice de Ventalon et sur la voie romaine  de crête, allant de Cendras, près d’Alès, à Florac, en passant par Soustelle, au-dessus de Lamelouze et se dirigeant vers le Plan de Fontmort et Barre-des-Cévennes. La voie passe à côté d’une importante nécropole, jonchée de nombreuses tombes à coffres, avec dalles micaschisteues,  certaines recouvertes de cupules d’époque plus ancienne et de tumuli et dolmens  comme le célèbre Ron Traoucat (Roc Troué), fouillé et restauré par le GARA, association de la FAHG…

Après le Collet de Dèze, la voie romaine monte en direction du  Col des Laupies. Elle est bordée par des dalles recouvertes de cupules, dont une avec rigole en forme d’escargot, à proximité du col. Avec cette présence de cupules, on peut se demander si un ancien chemin de transhumance d’époque plus ancienne n’a pas existé au même endroit.

Entre Sainte Cécile d’Andorge et Le Collet-de-Dèze, on a trouvé du matériel archéologique, permettant de dater la voie : un fragment de col d’amphore vinaire et un morceau de tuile gallo-romaine (tegula), à côté de la voie, ainsi que des patronymes en grec, gaulois et latin. On peut voir des traces de voie avec ornières en forêt, des cupules et des cruciformes  sur des rochers avoisinants. Des ornières antiques sont visibles, à côté des traces de l’Ancien Chemin Royal et la présence des restes d’un chemin muletier du XVIIIe siècle.

Michel Wiénin souligna que le gros problème est celui des interférences avec les tracés médiévaux et les plus récents. D’autre part, une difficulté importante est la disparition des vestiges, naturelle par érosion sous l’action de la pluie et du gel, sur une roche micaschisteuse et sous l’action des aménagements fonciers ( constructions des faïsses et reboisement) ou ceux concernant la voirie (élargissement des pistes forestières avec le passage des bulldozers depuis les années 1960 ou de l’extraction de la pierre, détruisant les ornières en place)… des griefs maintes fois reprochés déjà par notre ami regretté Jean Salles…

Un débat très fructueux s’instaura en fin de conférence entre Michel Wiénin, qui à son habitude parla d’abondance, sans papier, et un auditoire d’une trentaine de personnes, conquises dès le début de l’exposé, par les propos du conférencier. Ce dernier s’est dit prêt à recevoir les membres du Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais, organisateur de cette  conférence, pour une visite de quelques sites évoqués  au cours de l’exposé. Cette rencontre pourrait avoir lieu au mois de mai ou juin prochain. Nous en reparlerons.

samedi 11 mars 2017

Les étrusques, un peuple heureux ?

Dans le cadre des 28èmes Journées de l’Antiquité, Michèle Texier-Marie, passionnée d’histoire et ex-inspectrice de l’Education Nationale, nous présentera samedi 18 mars prochain, à 17h00, au Centre Culturel et de Loisirs du Vigan, une conférence sur les Etrusques, à partir du banquet, un thème récurrent dans l’iconographie funéraire. Ce thème se trouve sur les fresques ornant les parois des tombes et dans les représentations qui figurent sur les couvercles des sarcophages ou des urnes funéraires. On estime que plus de 50% des parois des tombes comportent des scènes de banquet…

L’approche de ces représentations offre l’occasion d’évoquer des sujets ou thématiques variés : elles permettent de repérer quelques exemples d’écriture, d’inférer le statut social des occupants des tombes et d’observer l’habillement et les parures. Elles peuvent aussi permettre d’évoquer la place de la femme et de recenser quelques éléments d’habitudes culturelles et religieuses. Quant au thème des origines (très controversées) des Etrusques ou celui de la langue, ils pourront être  aussi abordés.

Comme le dit la conférencière, en ce qui concerne le banquet « Il s’agit d’un parti pris que l’on pourra juger superficiel », mais  qui lui semble « fédérateur », une façon originale de nous présenter une civilisation qui a duré près d’un millénaire et qui marqua profondément l’histoire d’une région d’Italie avant celle de Rome et pour laquelle les sources écrites font défaut.

Entrée libre et gratuite à cette troisième conférence des Journées de l’Antiquité 2017, au Vigan.

vendredi 10 mars 2017

28èmes Journées de l’Antiquité au Vigan

Deux nouvelles voies romaines en Cévennes

Michel Wiénin, président de la Société Cévenole de Préhistoire et de Spéléologie, membre de la FAHG, viendra nous présenter samedi 11 mars, à 17h00, au Centre Culturel et de Loisirs « Le Bourilhou » du Vigan, une conférence sur la découverte récente de deux voies romaines à travers les Cévennes, dans le cadre des 28èmes Journées de l’Antiquité.

S’appuyant sur des études personnelles sur le terrain et sur la toponymie, une science qu’il pratique depuis plusieurs années et dont il est devenu un grand spécialiste gardois, cet éminent chercheur de la DRAC nous fera découvrir le tracé de ces deux nouvelles voies « oubliées » qui  traversent notre région cévenole, à l’aide de photographies. Une voie est connue ponctuellement et l’autre est pratiquement inédite. C’est une étude récente que nous livre cet homme de terrain passionné d’histoire,  d’archéologie, de géologie et même de paléontologie. N ‘est-il  pas aussi un grand spécialiste des dinosaures, des animaux préhistoriques qu’il vint présenter, il y a quelques années au Bourilhou ?

Son travail sur le terrain complète celui réalisé par notre ami regretté Pierre Albert Clément, dont il est question dans l’ouvrage de ce dernier sur les Chemins à travers les Ages, réédité en 2003, une édition augmentée et refondue.

Entrée libre et gratuite à cette deuxième conférence des Journées de l’Antiquité 2017, au Vigan.

lundi 6 mars 2017

Les trois boissons de nos ancêtres les gaulois

L’archéologue Fanette Laubenheimer a présenté samedi dernier une magistrale conférence sur les trois boissons que buvaient nos ancêtres les Gaulois, l’hydromel, la bière et le vin, à l’aide  de nombreuses  photographies.

Fanette Laubenheimer, née à Nîmes et d’origine cévenole par sa famille, est à l’origine du musée de Sallèles d’Aude, Amphoralis, situé non loin de Narbonne, un musée qui fut construit sur une série de fours de potiers gallo-romains et qui furent fouillés pendant neuf ans par l’archéologue, docteur d’Etat et directeur de recherche émérite au CNRS.

L’hydromel, à base d’eau et de miel fermenté, fut un des tout premiers breuvages du monde celte et gaulois, souvent découvert dans des récipients ou chaudrons, mis au jour dans des fouilles archéologiques. On retrouve cette boisson dans de nombreuses régions du monde, notamment en Chine, où, selon Fanette Laubenheimer, ce breuvage apparaît dès le huitième millénaire avant Jésus-Christ…L’hydromel fut aussi utilisé comme remède selon Pline l’Ancien…

Quant à la bière, elle était déjà consommée en préhistoire, en Mésopotamie, quatre mille ans avant notre ère !

S’appuyant sur des textes écrits par des auteurs anciens, l’archéologue, descendante d’une famille de brasseurs, savait de quoi elle parlait !

La bière était connue en Égypte ancienne, d’essence divine selon Osiris, qui nous parle d’une boisson tirée d’orge…

Des brasseries existaient déjà en Syrie au Bronze Ancien. Des traces de bière datant de 3800 ans avant notre ère ont même été relevées en Espagne et des amphores de bière ont été expédiées jusque dans l’Aude département tout proche au IIIe siècle de notre ère ! On trouve aussi des restes de fabrication de bière de 1400 à 800 dans le Jura. Selon Strabon, la bière était bue en Provence malgré la présence du vin. On la buvait dans des tavernes ou dans des coupes de céramique sigillée rouge de la Graufesenque , chez les Rutènes, en Aveyron, ou de Banassac, au pays des Gabales, dans le département de la Lozère d’aujourd’hui. La bière était aussi transportée dans des tonneaux et était consommée à VINDOLANDA (Chesterholm), sur le front du limes, au sud du Mur d’Hadrien. Une brasserie aurait même existé sur ce site du nord de l’Angleterre actuelle. Des greniers de stockage, des cuves ou bassins pour le trempage, des foyers et chaudrons pour le brassage y auraient été découverts…

Quant au vin il fut d’abord importé avant d’être produit puis consommé sur place. C’est au VIIe siècle avant Jésus-Christ qu’apparaissent les premières amphores vinaires étrusques sur le littoral méditerranéen arrivant à MASSALIA  (l’antique nom de Marseille)… L’archéologue participa à des fouilles d’épaves gréco-romaines, en Méditerranée, de bateaux transportant de nombreuses amphores, illustrant ses propos en projetant des photos d’une  cargaison, située au fond de la mer… Elle nous dévoila l’intense circulation du précieux liquide, exporté dès 525 par le port de Marseille avec des amphores de fabrication locale…Le vin du Midi a circulé à travers toute la Gaule par la vallée du Rhône. Il fut une monnaie d’échange contre des produits recherchés comme le métal. Fanette Laubenheimer, s’appuyant toujours sur des textes antiques insista sur le goût des Gaulois pour le vin, lors des fêtes, des festins, des banquets (dont il sera question dans une prochaine conférence chez les Etrusques) ou dans  des combats. Des caves à vin furent mis au jour dans plusieurs sites archéologiques de la Gaule comme dans les fouilles du site de Corrent, près de Clermont Ferrand. Elle parla aussi de la culture de la vigne en Languedoc du IIe au Ier siècle avant notre ère, malgré les interdictions et des lois très strictes imposées par les Romains. La culture de la vigne se développa dans la vallée du Rhône jusqu’à Vienne, mais aussi dans d’autres régions comme le Bordelais. En Aquitaine, le transport du vin se faisait en barriques. Ailleurs le vin fut transporté dans des amphores. Fanette Laubenheimer, spécialiste de ces « moyens de contenir le vin », donna le titre d’amphore Gauloise 4, à celles qu’elle mit  au jour, dans le site de Sallèles d’Aude. La carte des ateliers d’amphores présentée par l’archéologue est éloquente. On retrouve des amphores gauloises un peu partout, notamment le long du limes germanique ou britannique. Quant au gros du marché, il s’exportait vers l’Italie et Rome, mais aussi au Maroc, en Grèce, Chypre, Syrie et Egypte… En Gaule, on ne buvait pas que du vin local, mais du vin importé en Espagne.

Après la conférence, qui dura environ une heure, un débat intéressant s’instaura entre la conférencière et la trentaine de personnes présentes samedi après-midi au Bourilhou. Puis un buffet, préparé par quelques membres du conseil d’administration du Centre Culturel, fut offert à tous les participants de cette conférence inaugurale des 28èmes Journées de l’Antiquité, organisée par le Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais, atelier du Bourilhou et membre de la FAHG. Au cours de ce vin d’honneur, la conférencière signa son ouvrage « Boire en Gaule ».

Pour en savoir plus sur ce sujet, nous vous signalons qu’il reste, en nombre très limité, quelques livres, que l’on peut se procurer au prix de 22 euros au Centre Culturel ou à la prochaine conférence de ces Journées de l’Antiquité, qui aura lieu samedi prochain 11 mars à 17h00, au Bourilhou.

Ce jour-là, Michel Wiénin, président de la Société Cévenole de Spéléologie et de Préhistoire, association membre de la FAHG , nous présentera, avec des photographies, deux voies romaines récemment découvertes en Cévennes.

Entrée libre et gratuite.

Cercle philosophique du Bourilhou

Chers Amis et Adhérents du Cercle Philosophique du Bourilhou,

Lundi prochain 13 mars à 17 h au Bourilhou nous tiendrons notre réunion mensuelle.

Le thème choisi collectivement est " L'égalité ", vaste sujet où chacun participera et apportera sa contribution au débat.

À bientôt.